
Les adolescents australiens persistent à utiliser les réseaux sociaux malgré l’interdiction
Il n’y a eu aucun abandon « significatif » des réseaux sociaux dans les semaines suivant leur interdiction pour les adolescents en Australie, selon des documents gouvernementaux. En décembre dernier, l’Australie est devenue le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, visant à les protéger des effets nocifs présumés sur leur santé mentale. Cette décision a été suivie par l’Indonésie, tandis que la France envisage également des mesures similaires.
Des documents obtenus par l’AFP montrent que des plateformes comme Instagram et TikTok ont continué à dominer les classements et les téléchargements dans les magasins d’applications un mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction. Bien que certains utilisateurs aient exploré d’autres applications exemptées de cette restriction, la majorité est revenue vers les plateformes établies, indiquent les responsables dans un rapport daté du 2 février.
Cependant, il est souligné qu’il est difficile de tirer des conclusions définitives à partir des données sur les téléchargements d’applications peu après l’interdiction. Ces données ne reflètent pas nécessairement l’utilisation des applications ni l’âge des utilisateurs, mais elles fournissent des indications précoces sur la popularité des applications.
L’une des raisons majeures de cette interdiction est la lutte contre le cyberharcèlement, dont les plaintes ont augmenté de 26 % entre janvier 2025 et janvier 2026, principalement sur TikTok. La commission eSafety a indiqué que l’analyse continue des données permettra de tirer des conclusions plus solides sur les impacts d’un âge minimum pour l’accès aux réseaux sociaux.
D’autres pays, comme Israël, le Royaume-Uni, la Norvège et la Nouvelle-Zélande, ont montré un intérêt pour l’interdiction, rencontrant des responsables australiens à ce sujet. Fin mars, le régulateur australien a menacé de sanctions contre des géants de la technologie, accusés d’enfreindre l’interdiction. Trois mois après l’application de cette loi, plus de cinq millions de comptes d’utilisateurs mineurs australiens ont été supprimés, bien qu’une proportion importante d’enfants continue d’accéder à des plateformes interdites, suscitant des préoccupations concernant Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.
Source : AFP






