L’État prend la main sur le projet de raffinerie de nickel et cobalt à Bordeaux

L’État s’empare du projet de raffinerie de nickel et cobalt à Bordeaux

Le préfet de la Gironde a décidé de ne pas organiser de débat public concernant le projet de raffinerie de nickel et cobalt prévu à Parempuyre, à environ 10 kilomètres au nord de Bordeaux. Cette décision met un terme aux espoirs des opposants qui espéraient obtenir une prise de position formelle de Bordeaux Métropole sur les conclusions de l’enquête publique relative au projet EMME (Electro Mobility Materials Europe).

Ce projet, qui vise à implanter une raffinerie classée Seveso seuil haut, a pour objectif de soutenir le marché des batteries pour véhicules électriques. Un avis favorable a été émis à la mi-février suite à une enquête publique qui a suscité une forte mobilisation des opposants. Cependant, la campagne électorale a empêché les 104 élus de Bordeaux Métropole de se réunir à temps pour débattre et se prononcer sur cet avis.

Les opposants au projet, ainsi que la Métropole, avaient demandé une dérogation au préfet pour prolonger les délais de consultation. Toutefois, celui-ci a indiqué qu’il « ne dispose d’aucune faculté de proroger les délais applicables », fermant ainsi la porte à une prise en compte de l’avis des nouveaux maires et conseillers métropolitains.

Cette situation soulève des questions sur la gestion des projets industriels en milieu sensible et sur l’impact de tels projets sur l’environnement et la santé publique.

Source : La Tribune

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