Insolite :

The Damian Show : Un miroir sur la liberté à l’ère numérique

Depuis ses débuts, Damien Aspe développe une œuvre critique autour des mutations induites par le numérique, qu’il qualifie de “virus” transformant en profondeur nos modes de représentation, de diffusion et de perception des images. Avec The Damian Show, l’artiste toulousain radicalise cette réflexion en mettant en jeu son propre corps. Pendant un mois, il s’expose volontairement dans une cage installée dans la vitrine de la galerie.

Ce dispositif performatif, inspiré à la fois du Truman Show et des logiques contemporaines de surveillance, confronte le spectateur à une situation troublante : celle d’un individu simultanément libre et captif, observateur et observé. Le projet se déploie en trois temps (performance, procès, exposition) constituant une œuvre évolutive.

À travers ce dispositif, Damien Aspe propose une expérience immersive et critique, interrogeant notre rapport au numérique, à la liberté d’expression et aux formes contemporaines d’aliénation. À l’origine du projet, une œuvre inspirée de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix, générée par l’IA mais censurée par les plateformes numériques. Sa diffusion interdite devient le point de départ d’un parcours juridique : Damien Aspe est assigné à comparaître devant le Tribunal judiciaire de Toulouse, dans un procès l’opposant aux géants du numérique.

Durant sa “détention” performée, l’artiste portera une tenue orange évoquant l’univers carcéral, marquée de l’inscription “GAFAM Penitentiary”. Sur sa poitrine figure un numéro IMEI, détourné en matricule pénitentiaire. Il met ainsi en lumière les mécanismes contemporains de traçabilité, d’assignation et de contrôle des individus à travers leurs identités numériques.

Exposé aux regards continus des passants, le performeur instaure une relation directe et ambiguë avec le public. La performance interroge les comportements induits par les smartphones et les réseaux sociaux. Les œuvres créées durant “l’incarcération” (photographies, vidéos) seront présentées à l’issue du procès, prolongeant la réflexion sur la fabrication et la circulation des images à l’ère numérique.

Le 26 juin 2026, lors du finissage, sera dévoilée une première version du film réalisé par Christophe Rollo, qui documente cette performance inédite et ses enjeux.

Source : Damien Aspe.

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