
Fin du monde, fin du mois… même combat ?
Article publié le 13 avril 2026
Par Mathilde Doieizie
Photographie : Jean-Félix Fayolles
Le 18 juillet 2020, la Génération Adama et la Génération climat se sont réunies à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise, pour un événement marquant qui a mis en lumière les liens entre les luttes sociales et écologiques. Cette initiative, organisée par le comité Adama et l’ONG Alternatiba, visait à dénoncer les inégalités raciales, sociales et environnementales, tout en appelant à la création d’une société plus juste et soutenable.
Le slogan « On veut respirer » a résonné dans ce rassemblement, faisant écho aux dernières paroles d’Adama Traoré, décédé quatre ans plus tôt suite à une interpellation. Ce cri de ralliement a également mis en avant les problèmes de santé liés à la pollution dans les quartiers populaires. Un rapport de l’Unicef et de Réseau Action Climat, publié fin 2021, a souligné que les enfants issus de milieux défavorisés, bien que non systématiquement plus exposés à la pollution, sont souvent plus vulnérables à ses effets néfastes.
En parallèle, le mouvement des Gilets jaunes, né en 2018, a également révélé des connexions entre enjeux sociaux et environnementaux. Initialement perçues comme anti-écologistes, leurs revendications, notamment contre une taxe sur les carburants, ont rapidement mis en exergue les inégalités vécues par les habitants des zones rurales et périurbaines. Ces luttes ont finalement trouvé un écho au sein de l’écologie, illustré par le slogan « Fin du monde, fin du mois, même combat » lors des marches pour le climat.
Cette convergence des luttes, bien que difficile, témoigne d’une volonté de créer des synergies entre les différents mouvements sociaux afin de construire une société plus équitable et respectueuse de l’environnement.
Source : Les Autres Possibles





