Ânes, poules, fruits, légumes... l'URGC agit pour faire vivre la biodiversité domestique depuis 25 ans déjà

Ânes, poules, fruits, légumes… l’URGC agit pour faire vivre la biodiversité domestique depuis 25 ans

Imaginez-vous vivre dans un monde où il n’y aurait que des pommes Golden ou que des vaches Prim’Holstein ? Les choix de la productivité industrielle ont conduit notre société à délaisser les races et variétés anciennes, qu’il s’agisse d’animaux, de fruits ou de légumes. L’Union pour les Ressources Génétiques Centre Val de Loire (URGC) fête ses 25 ans cette année. Elle agit pour que les races et variétés locales continuent d’exister sur nos territoires.

L’URGC a pour objectif, selon Agathe Lang, chargée de mission, de travailler sur l’ensemble de la biodiversité domestique de la région Centre. Cela inclut les races et variétés locales qui avaient été sélectionnées sur notre territoire. L’URGC cherche à les retrouver, par exemple via des semences comme le chou pancalier de Touraine, mais aussi à les faire revivre et à leur trouver une place véritable dans notre société. Aujourd’hui, deux grandes races de vaches dominent : les Prim’Holstein pour le lait et les Charolaises pour la viande, alors qu’il existait auparavant de nombreuses autres races, dont certaines ont complètement disparu. Plus la diversité s’effondre, moins nous aurons de ressources à l’avenir pour faire face au changement climatique. Il est essentiel de conserver cette richesse.

Avant la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole était celui de la polyculture élevage. Les paysans sélectionnaient les variétés et races les mieux adaptées à leur terroir et climat, développant ainsi leur robustesse. Avec l’industrialisation de l’agriculture, ces races et variétés locales ont été abandonnées au profit d’autres jugées plus productives, mais souvent plus fragiles. Cela a conduit à la disparition de certains animaux, fruits ou légumes et à une uniformisation de notre alimentation.

Cependant, les légumes peuvent être plus facilement ressuscités. Agathe Lang souligne qu’il est possible de retrouver dans un grenier un sachet de graines potagères ou des variétés locales de légumes dans un jardin. Si vous en possédez, il est conseillé d’informer l’URGC, qui sera ravie de vous répondre.

Source : Union pour les Ressources Génétiques Centre Val de Loire

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