
Il décongèle tout doucement : À l’approche du 1er mai, comment les professionnels se préparent à la vente du muguet
Un parfum délicat, des clochettes blanches en nombre, la saison du muguet est ouverte. Trois jours avant la vente, les professionnels ajoutent la touche finale à cette plante, principalement achetée du 30 avril jusqu’au 1er mai à midi. Sur le littoral, de Berck-sur-Mer à Boulogne, l’effervescence est palpable.
Pour les fleuristes et jardiniers, avoir du muguet au 1er mai est essentiel pour attirer les clients. Dans les jardineries, comme à Berck-sur-Mer, le décompte avant le grand jour a commencé. Des milliers de pots de muguets sont prêts à être vendus. Jean-François Vandenberghe, gérant d’une jardinerie, explique que les griffes de muguet, reçues congelées fin mars, ont été plantées dans les derniers jours de mars. « Ils sont mis dans la serre tout de suite, ils décongèlent tout doucement, puis nous les arrosons. En un mois, ils sont matures », précise-t-il. Cette année, le muguet était un peu en avance, donc il a été stocké dans des frigos pour garantir quelques petites clochettes vertes.
Cette jardinerie vend chaque année 7 000 pots, privilégiant la variété géant de Berlin pour sa robustesse et la qualité de ses brins. « C’est de la main-d’œuvre », souligne Vandenberghe. « La griffe coûte presque 45 centimes, et il faut aussi compter le coût du pot et de l’arrosage quotidien. Nous sommes au prix minimum de 6,99 €, c’est vraiment le prix minimum. »
À quelques kilomètres de là, dans le centre-ville de Boulogne-sur-Mer, Jean-François Graux, fleuriste, finalise ses créations. Il utilise du muguet racine, planté dans des pots variés. « Replantée, la plante tient mieux », dit-il, ajoutant que le muguet coupé arrive trois jours avant le 1er mai, moment où il commence à préparer les bouquets.
La vente de muguet représente un marché officiel de 24 millions d’euros en France. Toutefois, la vente sur la voie publique le jour du 1er mai pourrait multiplier ce chiffre par quatre. Cette tradition, malgré les récentes incertitudes liées à la pandémie, reste une période clé pour les fleuristes, se classant parmi les trois événements les plus lucratifs de l’année, aux côtés de Noël et de la fête des mères.
Avant de se lancer dans la vente, les professionnels doivent toutefois vérifier les réglementations locales auprès des mairies.
Avec F. Mabille de Poncheville / C. Peltin / FTV






