
Une lutte après l’autre : l’histoire de Meisam Amini, ancien lutteur de retour en Iran
Meisam Amini, lutteur iranien vivant en France depuis 16 ans, a fait le choix de retourner à Téhéran en janvier dernier pour soutenir sa famille alors que des manifestations contre le régime secouaient le pays. Ce retour a cependant eu des conséquences dramatiques, le plongeant dans un contexte de guerre et de bombardements.
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Amini a rejoint ses proches à Sari, une ville de la province de Mazandéran, pour leur apporter protection et soutien. Malheureusement, cette décision l’a piégé en Iran, où il subit depuis des mois les effets dévastateurs du conflit. Malgré des communications difficiles, il a réussi à partager son expérience avec nous.
La lutte, le sport de toute une vie
Né à Sari, Amini a commencé la lutte à l’âge de 8 ans, une pratique courante dans sa ville, qui fournit environ 80 % des membres de l’équipe nationale. Grâce à un entraînement rigoureux, il est devenu vice-champion du monde et double champion d’Asie. En 2010, il s’installe en France, où il devient entraîneur international et collabore avec divers clubs, notamment à Lyon.
L’année dernière, il avait prévu d’organiser un stage commun en Mazandéran pour améliorer le niveau des lutteurs français, mais le projet a échoué en raison de l’instabilité en Iran.
Janvier 2026, l’Iran bascule dans l’horreur
Amini a décidé de rentrer en Iran au début de l’année, inquiet pour sa famille. Peu après son arrivée, des événements tragiques se sont produits, notamment la crise cardiaque de son père, causée par le stress des violences. Amini, très affecté, continue de soutenir son père tout en essayant de garder le moral.
La vie à Sari est devenue insupportable avec les bombardements constants. Selon Amini, « dans un pays en guerre, rien n’est normal. » Les commerces sont souvent fermés, et les gens sortent rarement, sauf pour des besoins essentiels. Bien qu’il n’y ait pas encore de pénurie alimentaire, les prix augmentent rapidement.
Le futur de l’Iran
Amini exprime son inquiétude quant à l’avenir de son pays, affirmant que « rien n’est prévisible ». Il espère qu’une paix durable s’installera au Moyen-Orient, afin que personne ne soit tué pour ses idées.
À quand un retour en France ?
Les options de sortie d’Iran sont désormais très limitées. La plupart des aéroports majeurs ont été bombardés, et l’espace aérien est fermé. La seule alternative est de passer par la route. Cependant, Amini ne prévoit pas de quitter le pays tant que sa famille est en danger.
Il a remercié tous ceux qui lui ont envoyé des messages de soutien, affirmant que cela l’aide à traverser ces moments difficiles.
Pour cet athlète, l’exil en Iran ressemble à un combat sans fin, où les règles de la lutte sont remplacées par l’arbitraire politique. Sa résilience face à l’adversité est un témoignage de son humanité.
Source principale : Euronews


