
Le terme « divorce alpin » devient viral et cache une violence sexiste méconnue
Un terme récemment popularisé sur les réseaux sociaux, le « divorce alpin », met en lumière des expériences de femmes laissées pour compte lors de randonnées, souvent sous prétexte de lenteur ou de condition physique. Ce phénomène est devenu viral après qu’une vidéo sur TikTok ait recueilli plus de 18 millions de vues, où une jeune femme exprime son désespoir après avoir été abandonnée par son partenaire en pleine nature.
Dans cette vidéo, elle déclare : « Je déteste ça, j’aurais pu être chez moi, en paix. » Cette publication a suscité une vague de témoignages, où de nombreuses femmes partagent des récits similaires d’abandon lors de sorties en plein air. Des commentaires évoquent des situations alarmantes, comme celle d’une femme laissée seule dans des conditions extrêmes, ou d’autres qui ont dû faire face à des dangers potentiels après avoir été abandonnées.
Le terme « divorce alpin » trouve ses origines dans une nouvelle de l’auteur écossais Robert Barr, parue en 1893, qui narre l’intention meurtrière d’un homme envers sa femme en montagne. Ce terme prend une résonance particulière à la lumière d’événements tragiques récents, comme le cas d’un alpiniste autrichien condamné pour avoir abandonné sa compagne, qui est décédée par hypothermie après avoir été laissée sans protection.
Il est important de noter que, bien que la majorité des récits partagés n’aboutissent pas à des fins aussi tragiques, ils révèlent une dynamique de pouvoir genrée. Des experts soulignent que ces comportements peuvent être perçus comme une forme de punition ou de contrôle, exposant les victimes à des dangers réels. Les recommandations de sécurité pour la randonnée stipulent que les ressources doivent être partagées et que les partenaires doivent attendre aux intersections, des conseils souvent négligés dans ces situations.
Cette discussion autour du « divorce alpin » met en lumière des problématiques de violence sexiste souvent sous-estimées dans le cadre des relations de couple, et elle appelle à une réflexion plus large sur les comportements en milieu naturel.
Source : HuffPost





