
Repas à 1 euro pour tous les étudiants : un défi logistique et financier pour les restaurants universitaires
Depuis le 1er mai 2026, les étudiants, qu’ils soient boursiers ou non, peuvent bénéficier d’un repas au prix symbolique de 1 euro. Cette initiative vise à améliorer le pouvoir d’achat des étudiants, dont le budget alimentation est souvent serré. À Besançon, dans le Doubs, les responsables s’attendent à une augmentation significative du nombre de repas distribués.
À la caisse du restaurant universitaire, le ticket de caisse est désormais allégé. Un euro pour un plat et deux accompagnements est une bonne nouvelle pour les étudiants. Une jeune femme témoigne : « C’est hyper cool. Cela nous permet de continuer à venir manger plutôt que de payer 3,30 euros, ça nous fait vraiment une réduction du coût de la vie. » Un autre étudiant souligne que ce prix est plus avantageux que de cuisiner soi-même.
Le CROUS de Besançon s’engage à maintenir la qualité des repas. Muriel Baldi, la directrice, déclare : « Nous achetons des produits bio et durables, et nous continuerons à le faire. Un euro, ce n’est pas synonyme de qualité inférieure. »
Pour faire face à cette nouvelle demande, six postes supplémentaires seront créés dans les restaurants universitaires de Bourgogne Franche-Comté, avec une enveloppe de 75 000 euros pour le remplacement de matériel urgent. Toutefois, la grande inconnue reste l’impact réel de cette mesure, surtout à la rentrée de septembre, lorsque le nombre d’étudiants augmentera.
Le coût de cette initiative pourrait atteindre 1,9 million d’euros à Besançon, avec une compensation partielle de l’État. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a exprimé des préoccupations concernant la charge de travail des agents et la qualité des repas, tout en promettant 120 millions d’euros pour soutenir cette mesure en 2027.
À l’échelle nationale, 50 millions d’euros sont alloués en 2026 pour compenser le manque à gagner, le coût d’un repas étant estimé entre 8 et 9 euros. Les restaurants universitaires devront également gérer le flux d’étudiants, surtout aux heures de pointe, avec des propositions visant à étaler les horaires de pause déjeuner.
Source : France Télévisions.





