Hantavirus : la barrière naturelle contre certains virus est peut-être en train de céder

Hantavirus : La barrière naturelle contre certains virus est peut-être en train de céder

Leo Schilperoord, un ornithologue néerlandais de 70 ans, est soupçonné d’être le patient zéro de l’épidémie d’hantavirus survenue à bord du navire de croisière MV Hondius. Son décès, survenu le 11 avril dernier, a suscité des inquiétudes quant à la propagation de cette maladie.

Schilperoord aurait contracté le virus lors d’une visite à une décharge près d’Ushuaïa, en Argentine, un lieu peu conventionnel pour un ornithologue, qui s’y était rendu pour observer le caracara à gorge blanche. Cette décharge, fréquentée par des oiseaux, attire également des rongeurs, connus pour être des réservoirs de l’hantavirus.

Le hantavirus, classé parmi les virus zoonotiques, se transmet principalement des rongeurs sauvages aux humains par inhalation de particules contaminées provenant de leurs urines, excréments ou salive. Selon les dernières informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au 12 mai, 11 cas, dont 3 décès, ont été signalés parmi les passagers et l’équipage du navire. Parmi ces cas, 9 sont confirmés et 2 probables.

Les rats pygmées à longue queue, présents en Argentine, sont porteurs d’une souche rare du virus, appelée « Andes ». Ce virus, documenté comme transmissible entre humains depuis 1996, peut entraîner des atteintes pulmonaires graves avec une mortalité atteignant 30 à 50 %.

Face à cette situation, les autorités sanitaires ont mis en place plusieurs mesures, incluant l’isolement des cas confirmés, le traçage des contacts, et la réalisation de tests répétés. Les rassemblements en milieux clos sont également à éviter pour limiter la propagation.

Contexte Factuel

Le cas de Schilperoord met en lumière les dangers que représentent les environnements transformés par l’activité humaine, où la faune sauvage et les humains peuvent entrer en contact. Les décharges, en particulier, créent des conditions propices à la transmission de maladies zoonotiques.

Données ou Statistiques

  • Nombre total de cas signalés : 11
  • Nombre de décès : 3
  • Pourcentage de mortalité potentiel : 30 à 50 % lors d’atteintes pulmonaires graves

Conséquence Directe

La complexité de cette situation souligne l’importance d’une approche intégrée de la santé publique, où la santé humaine, animale et environnementale doivent être envisagées de manière holistique pour prévenir la propagation de zoonoses comme l’hantavirus.

Source : Organisation mondiale de la santé (OMS), Futura-Sciences.

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