
Électrification : Le gouvernement accusé de souffler le chaud et le froid sur le solaire
Alors que le gouvernement multiplie les annonces pour accélérer l’électrification des usages, un signal contradictoire est envoyé aux ménages souhaitant installer des panneaux solaires. Deux décrets ont été présentés, le 16 avril, au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) visant à réduire le tarif de rachat de l’électricité non consommée et injectée sur le réseau. Ce tarif représentait jusqu’à présent entre 60 et 70 % de la production des clients résidentiels.
Cette décision suscite des interrogations quant à la volonté réelle de l’exécutif de soutenir le développement des énergies renouvelables. Les ménages qui investissent dans des installations solaires s’inquiètent de la rentabilité de leurs projets face à ces mesures restrictives.
En parallèle, l’électrification des usages est un enjeu majeur pour la transition énergétique. Le gouvernement a annoncé des objectifs ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais ces nouvelles dispositions pourraient freiner l’essor du photovoltaïque.
Selon les dernières données de l’INSEE, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en France était de 19,1 % en 2021, une progression constante mais encore insuffisante pour atteindre les objectifs climatiques fixés.
Cette situation soulève des questions sur la cohérence des politiques publiques en matière d’énergie et sur l’engagement du gouvernement envers la transition énergétique.
Source : Conseil supérieur de l’énergie, INSEE



