
Encadrement des loyers à Paris : 968 euros économisés en moyenne par an pour les locataires
Une étude récente de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) révèle que l’encadrement des loyers à Paris a permis une réduction moyenne des loyers de 5 % entre juillet 2019 et juin 2025. Cette mesure a entraîné une économie annuelle de 968 euros pour les locataires, soit environ 81 euros par mois. Pour la dernière année étudiée, de juillet 2024 à juin 2025, cette économie a atteint 1 019 euros.
L’Apur souligne que l’effet de l’encadrement est particulièrement marqué pour les logements de petite taille. En effet, pour les logements de moins de 18 mètres carrés, les loyers sont en moyenne 12,4 % inférieurs à ceux estimés sans cette régulation.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, appelle le gouvernement à maintenir ce dispositif en raison des incertitudes législatives qui pourraient compromettre sa pérennisation. Actuellement, l’expérimentation de l’encadrement des loyers est mise en œuvre dans environ 70 communes, dont Lille, Lyon, Grenoble et Montpellier, et est prévue pour se terminer en novembre 2026.
Cependant, le gouvernement attend des résultats d’études d’impact pour évaluer si ce dispositif contribue à réduire l’offre locative, une critique souvent formulée par ses détracteurs. L’étude de l’Apur, réalisée avec deux centres de recherche en économie et la plateforme d’annonces immobilières SeLoger, conclut à une « absence d’effet durable et significatif de l’encadrement des loyers sur l’offre locative parisienne entre 2018 et 2025 ». Les fluctuations du nombre d’annonces disponibles à Paris semblent davantage liées à des événements ponctuels, tels que la crise sanitaire de 2020 ou les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Pour Jacques Baudrier, adjoint au maire de Paris chargé du logement, la hausse du nombre de résidences secondaires et de logements vacants est la principale cause de la baisse de l’offre locative. Notons également que près de 50 % des annonces publiées entre juillet 2024 et juin 2025 proposaient des loyers supérieurs aux seuils fixés par la réglementation, indiquant un non-respect des plafonds autorisés.
Source : Le Monde avec AFP




