
Emmanuel Macron appelle Andorre à dépénaliser l’avortement et à adopter un accord d’association avec l’UE
Le président français et coprince d’Andorre, Emmanuel Macron, a exprimé ce mardi le souhait que le débat sur la dépénalisation de l’avortement « progresse » dans la principauté. Andorre est actuellement l’unique État en Europe, aux côtés du Vatican, à interdire complètement l’interruption volontaire de grossesse (IVG).
En vertu d’un système de coprincipauté, Emmanuel Macron partage ses fonctions avec l’évêque d’Urgell, en Espagne. Cette structure rend la question de l’avortement particulièrement complexe, car toute avancée nécessite des négociations avec le Saint-Siège. Dans une allocution sur la Plaça del Poble à Andorre-la-Vieille, il a déclaré : « De là où je suis, sans préempter vos débats, je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu’il permette de répondre à une demande que j’entends. »
Macron a souligné que la dépénalisation de l’avortement « doit se faire dans le respect des institutions, des équilibres, des consciences de chacun, de la tradition aussi de la principauté. » Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, a également reconnu que la dépénalisation de l’IVG était une « revendication présente dans notre société » et a exprimé l’espoir de trouver une solution réfléchie d’ici un an.
Actuellement, l’IVG est passible de peine de prison pour les femmes et les médecins, même si aucune poursuite n’a jamais été engagée. Le gouvernement andorran travaille à une proposition qui pourrait permettre d’avancer sur ce sujet sensible.
En parallèle, Emmanuel Macron a insisté sur l’importance pour Andorre d’adopter un accord d’association avec l’Union européenne, qui permettrait à la principauté de participer au marché commun sans devenir un État membre. Cet accord, qui doit encore être soumis à référendum, est perçu comme une « promesse d’avenir » pour Andorre.
Macron a averti que si la principauté refusait cet accord, il serait difficile de renégocier à l’avenir. L’accord est prévu pour être signé « avant l’été » par la Commission européenne et les États membres.
Cette visite de Macron, qui se rend traditionnellement en Andorre une fois par mandat, a inclus des interactions avec les citoyens et des visites d’écoles, où il a mis en avant le multilinguisme de la principauté.
Source : France 3 Régions




