
Je fais un métier ancestral que personne ne connaît, et qui me rapporte 2 000 € par mois
ENTRETIEN EXCLUSIF
Propos recueillis par Aurélie Tachot.
Thomas Daumec, tonnelier, exerce un métier peu connu mais essentiel dans le monde viticole. À l’issue de sa classe de troisième, il s’est orienté vers une filière manuelle, influencé par ses parents viticulteurs. Après un stage dans une tonnellerie, il intègre le CFA de Cognac en 2003, où il apprend à travailler le bois pour créer des barriques haut-de-gamme.
En 2005, il est recruté par La Tonnellerie d’Aquitaine. Trois ans plus tard, il rejoint une petite tonnellerie de Bordeaux, où il perfectionne sa technique. En 2012, il intègre La Tonnellerie Demptos, où il évolue rapidement vers des postes de responsabilité, devenant responsable du contrôle qualité.
Thomas travaille 35 heures par semaine et, depuis l’an dernier, il a également repris le domaine viticole de ses parents, produisant environ 6 000 bouteilles de Bordeaux par an.
Dans la région bordelaise, les tonnelleries peinent à recruter, avec une seule école formant des tonneliers. La concurrence est forte pour attirer les meilleurs profils, mais la rémunération est un atout. Un tonnelier débutant perçoit un salaire compris entre 1 850 et 2 000 euros bruts par mois, ce qui représente un peu plus que le Smic.
Cette profession, bien que méconnue, est essentielle à l’excellence des vins français, et la passion de Thomas pour son métier souligne l’importance du savoir-faire traditionnel dans l’industrie viticole.
Source : Le Figaro




