
Que faire en cas de cyberharcèlement ou harcèlement en ligne ?
Le cyberharcèlement consiste en des agissements en ligne malveillants commis de façon répétée à l’encontre d’une personne. Que faire en cas de harcèlement en ligne ? Ne pas répondre, en parler à un tiers de confiance, verrouiller vos comptes de réseaux sociaux, déposer plainte…
Table des matières
1. Qu’est-ce que le cyberharcèlement ou harcèlement en ligne ?
Le cyberharcèlement se définit par des agissements malveillants répétés, dans des contextes publics ou restreints, prenant différentes formes telles que : intimidations, insultes, menaces, rumeurs, ou publication de contenus compromettants. Ces actes peuvent être réalisés par une seule personne ou un groupe et se dérouler sur divers supports, tels que les réseaux sociaux, messageries ou forums. Les conséquences du cyberharcèlement peuvent être graves, entraînant dépression, décrochage scolaire ou professionnel, troubles psychologiques, voire des cas extrêmes de violence ou de suicide. La législation française prévoit des sanctions sévères à l’encontre des auteurs de tels actes.
But recherché
Le cyberharcèlement vise à atteindre et à dégrader les conditions de vie de la personne victime.
2. Comment se prémunir du cyberharcèlement ?
Pour se protéger, il est conseillé de :
- Vérifier les paramètres de confidentialité de vos comptes en ligne, souvent visibles par défaut.
- Limiter les informations personnelles sur votre profil, en ne partageant que l’essentiel.
- Gérer vos cercles de connaissances, en distinguant les différents groupes avec lesquels vous interagissez.
- Être vigilant face aux demandes de contact d’inconnus ou à des identités suspectes.
- Contrôler vos publications pour éviter qu’elles ne soient mal interprétées ou rediffusées.
- Faire preuve de prudence lors de la communication d’informations sensibles.
- Vérifier les informations relayées pour éviter la diffusion de fausses nouvelles.
3. Que faire en cas de cyberharcèlement ?
Si vous êtes victime, voici les étapes à suivre :
- Ne pas répondre aux messages ou commentaires malveillants.
- Parler à un tiers de confiance, comme un membre de la famille ou un enseignant.
- Conserver des preuves : captures d’écran, messages, etc.
- Verrouiller vos comptes de réseaux sociaux pour restreindre l’accès aux harceleurs.
- Signaler les contenus illicites sur les plateformes concernées.
- Demander le déréférencement des contenus nuisibles sur les moteurs de recherche.
- Signaler les faits à la plateforme dédiée du ministère de l’Intérieur.
- Contacter la police ou la gendarmerie via une messagerie instantanée spécialisée.
- Déposer plainte auprès des autorités compétentes.
4. Que dit la loi sur le cyberharcèlement ?
Le cyberharcèlement est considéré comme une forme de harcèlement moral, définie par l’article 222-33-2-2 du code pénal. Les peines peuvent aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, et jusqu’à trois ans et 45 000 euros si la victime est mineure. D’autres infractions comme l’injure, la diffamation, et l’usurpation d’identité sont également punies par la loi, avec des peines variant selon la gravité des actes.
5. Quel numéro contacter en cas de cyberharcèlement ?
Pour obtenir de l’aide, vous pouvez contacter le 3018, une ligne nationale d’écoute et de conseil, disponible 7 jours sur 7, de 9h à 23h. Cette plateforme offre un soutien anonyme et confidentiel aux victimes de cyberharcèlement.
Conclusion
Le cyberharcèlement est une réalité préoccupante qui nécessite une vigilance accrue et des actions concrètes. En cas de besoin, il est essentiel d’agir rapidement et de solliciter l’aide d’experts ou d’autorités compétentes.
Source : Cybermalveillance.gouv.fr





