
De jeunes porte-drapeaux perpétuent la mémoire des anciens combattants dans les Deux-Sèvres
Il est rare de croiser de jeunes porte-drapeaux lors des commémorations. Cependant, dans le département des Deux-Sèvres, plusieurs jeunes ont choisi de prendre cette responsabilité pour maintenir le devoir de mémoire.
Mady, 24 ans, participe à toutes les cérémonies depuis dix ans. « C’est toujours un peu émouvant. On sait qu’il n’y a pas énormément de jeunes qui portent le drapeau, » confie-t-elle. Elle ne se limite pas aux commémorations du 11 novembre et du 8 mai, mais s’engage également lors des hommages aux déportés, qui sont souvent moins médiatisés.
Ce vendredi 8 mai, Mady rejoint les membres de l’Union Nationale des Anciens Combattants (UNC) à Saurais. Accompagnée de son conjoint et de sa petite fille de deux ans, elle souligne l’importance de cet engagement familial transmis par son grand-père, Gilles Moreau, président de la section locale de l’UNC. « Ma mère organise la cérémonie, ma petite sœur est porte-drapeau aussi ! » se réjouit-elle.
Avant de défiler, Mady s’assure que chaque détail est en place : elle ajuste son chignon et fixe son calot. « Les jeunes qui partaient à la guerre avaient notre âge, » rappelle-t-elle, renforçant le lien entre le passé et le présent.
Lors de la cérémonie, après la lecture de textes par des élèves et le chant des partisans, neuf porte-drapeaux, tous âgés de moins de 25 ans, déposent des gerbes. Mady souligne : « Ce devoir de mémoire est important pour se souvenir, ne pas répéter les mêmes erreurs. »
Le maire de la commune exprime sa satisfaction face à la participation des jeunes. « On est très heureux de voir autant de jeunes prendre part aux commémorations, » déclare-t-il. Mady a même été invitée par l’Élysée pour la cérémonie du 11 novembre 2025, une reconnaissance de son engagement.
Cet engagement des jeunes porte-drapeaux est une source de fierté pour Gilles Moreau. « Il faut encourager les jeunes ; ça donne de l’espoir pour l’avenir ! » s’exclame-t-il. Dans le contexte géopolitique actuel, Mady rappelle l’importance de la paix : « La paix n’est pas acquise. C’est essentiel de se souvenir de ce qu’il s’est passé avant pour la maintenir. »
En 2023, il ne restait que 8 000 anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale en France, soulignant l’importance de la transmission de la mémoire. Dans les Deux-Sèvres, la relève semble assurée, avec une nouvelle génération engagée à honorer ceux qui ont servi.
Source : France Télévisions





