
Retour à Lanvil : Michael Roch dévoile son nouveau roman afrofuturiste, Ko mawon
L’écrivain martiniquais Michael Roch publie son dernier roman, Ko mawon, qui s’inscrit dans la continuité de son œuvre précédente, Tè mawon (ou « Terre marronne »). Ce polar afrofuturiste plonge les lecteurs dans Lanvil, une mégalopole caribéenne imaginaire à la pointe de la technologie, où les inégalités sociales sont accentuées par des murs invisibles séparant les élites des populations défavorisées. Dans ce second volet, une série d’explosions remet en question l’ordre établi de cette société.
Le récit se déroule en 2074, alors qu’une enquête est ouverte suite à ces attentats. Les protagonistes, deux policiers aux prises avec leurs propres démons, cherchent à résoudre le mystère des explosions tout en naviguant dans leurs histoires personnelles. Le personnage principal, Perroquet, tente de retrouver son assistante d’intelligence artificielle, tandis que son acolyte, Dani, découvre des mensonges au sein de son équipe concernant ces événements tragiques.
Michael Roch, dans des entretiens, évoque l’influence du cyberpunk sur son écriture, un genre qui mélange technologies avancées et luttes sociales. Il souligne que la ville de Lanvil est un reflet des défis contemporains, où les thématiques de la créolisation et de l’émancipation des corps colonisés sont centrales. Le terme Ko mawon signifie « corps marron », symbolisant un chemin vers l’émancipation à travers le marronnage.
Le roman, publié par les Éditions La Volte, fait écho à des problématiques politiques contemporaines et s’inscrit dans un mouvement afrofuturiste, où les personnages afro-descendants se projettent vers un futur engagé. En intégrant des éléments de la culture caribéenne et en s’inspirant d’auteurs tels que Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant, Roch propose une vision unique de la science-fiction, ancrée dans des réalités sociopolitiques.
Ko mawon, par Michael Roch, est disponible aux Éditions La Volte, 196 pages, 19 euros.
(Source : RFI)




