
Un Scandale d’État : Le Cas de Milee et les Fraudes au Chômage Partiel
Un plan de licenciements parmi les plus massifs de ces dernières décennies, accompagné de preuves de fraudes au chômage partiel durant la pandémie, soulève des questions graves sur la gestion d’entreprises proches du pouvoir. La société Milee, anciennement Adrexo, est au cœur de cette controverse, ayant mis en liquidation judiciaire plus de 10 000 emplois en 2024, dont un tiers de retraités et un tiers de mères célibataires.
Bruno Justet, ancien salarié de Milee, a révélé que 17 500 employés ont été placés en chômage partiel à 80 % alors qu’ils continuaient de travailler à temps plein, entraînant un détournement potentiel de jusqu’à 32 millions d’euros d’argent public. Cette situation a été dénoncée par plusieurs médias, mais l’affaire reste largement ignorée par la presse nationale.
Milee, fondée en 1979 et rachetée en 2017 par un trio d’hommes d’affaires proches d’Emmanuel Macron, a connu un essor financier fulgurant, avec un bénéfice de 65 millions d’euros en cash et un immeuble de 19 millions. Cependant, la liquidation de l’entreprise en 2024 a laissé des milliers de salariés sans emploi, suscitant des critiques sur le silence des médias et des institutions.
Le Conseil des prud’hommes d’Aix-en-Provence a reconnu, en novembre 2024, la fraude systémique au chômage partiel orchestrée par la direction de Milee, mais les actions judiciaires semblent stagner. Le cas de Milee met en lumière une gestion opaque au sein du groupe Hopps, qui privilégie ses filiales rentables au détriment des autres.
La situation actuelle soulève des inquiétudes quant à l’intégrité des pratiques commerciales et à la responsabilité des dirigeants, alors que la France se classe 27e sur l’indice de perception de la corruption de Transparency International, son niveau le plus bas.
Source : librinfo74.fr, 12 mai 2026


