Le président français Emmanuel Macron a exhorté l’Union européenne à activer son instrument anti-coercition en réponse aux menaces américaines de surtaxes douanières sur les voitures européennes. Lors d’une conférence de presse à Erevan, en Arménie, le 5 mai 2026, il a déclaré que si les États-Unis imposaient des droits de douane de 25 % sur les importations de voitures en provenance de l’UE, l’Europe devrait « activer » ses instruments anti-coercition. (europe1.fr)
Cette déclaration fait suite aux tensions commerciales croissantes entre l’UE et les États-Unis. En janvier 2026, le président américain Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits européens, notamment en raison de divergences sur le dossier du Groenland. (europe1.fr)
L’instrument anti-coercition de l’UE est un mécanisme juridique conçu pour répondre aux pressions commerciales exercées par des pays tiers. Il permet à l’Union européenne de prendre des mesures de rétorsion, telles que la limitation des importations, le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements étrangers. Cet outil n’a jamais été utilisé jusqu’à présent. (europe1.fr)
Emmanuel Macron a souligné l’importance de respecter les accords commerciaux existants et a averti que toute remise en cause de ces accords par Washington nécessiterait une réévaluation par l’UE. Il a également exprimé sa préoccupation quant aux « menaces de déstabilisation » potentielles résultant de ces tensions commerciales. (europe1.fr)
Cette situation met en lumière les défis actuels auxquels l’Union européenne est confrontée pour protéger ses intérêts économiques face à des mesures commerciales américaines potentiellement préjudiciables.




