
Trump, Clinton, Prince Andrew et Woody Allen : les photos de la propriété de Jeffrey Epstein dévoilées
Les législateurs démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis ont récemment publié une sélection de photos issues de la succession de Jeffrey Epstein, financier en disgrâce et délinquant sexuel condamné. Parmi ces images figurent des personnalités telles que le président Donald Trump, l’ancien président Bill Clinton et le prince Andrew, membre déchu de la famille royale britannique.
Ces photos ne représentent qu’une fraction des plus de 95 000 images reçues par les législateurs, suite au suicide d’Epstein en 2019, alors qu’il était en détention en attendant son procès pour des accusations de trafic sexuel. Les photos publiées ne contiennent pas de légendes et incluent notamment une image en noir et blanc de Trump aux côtés de six femmes dont les visages étaient masqués.
Trump a déclaré qu’il n’avait pas vu ces photos et a minimisé leur importance, affirmant qu’Epstein était « partout à Palm Beach » et qu’il avait « des photos avec tout le monde ». Le représentant Robert Garcia, membre de la commission de surveillance, a souligné l’engagement de son équipe à expurger toute information pouvant nuire aux victimes.
Abigail Jackson, porte-parole de la Maison-Blanche, a accusé les démocrates de publier des photos de manière sélective pour créer un récit trompeur. Les démocrates prévoient de continuer à publier d’autres photos dans les semaines à venir, exerçant ainsi une pression sur l’administration Trump, qui doit produire des documents liés à Epstein.
Le représentant Garcia a indiqué que son équipe avait examiné environ un quart des images de la succession d’Epstein. Il a insisté sur la nécessité de rendre publics les dossiers pour que la vérité émerge et que les survivants obtiennent justice.
Les photos publiées comprennent également des images d’autres personnalités, dont Steve Bannon, Richard Branson, Bill Gates et Woody Allen, tous niant toute implication dans les actes d’Epstein. Certains législateurs estiment que d’autres personnalités pourraient être impliquées dans les abus si les dossiers du ministère de la Justice sont rendus publics.
Sources additionnelles : AP



