Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : Faut-il une nouvelle gare entre Béziers et Perpignan ?
La question de la mixité fret-voyageurs pour la phase II de la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan (LNMP) est au cœur de la concertation lancée le 9 avril. Le choix des gares et de leur emplacement est également soumis à l’avis du public, avec deux rendez-vous prévus à Narbonne et Béziers les 19 et 20 mai.
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Depuis le 9 avril, SNCF Réseau organise une concertation de dix semaines, comprenant treize réunions et dix rencontres, dédiée à la phase II de la LNMP, qui s’étendra sur 97,7 km de nouvelles voies et 23 km de raccordements au réseau existant. Le budget de base est estimé à 4,9 milliards d’euros, avec un horizon d’achèvement fixé à 2040. Le projet inclut deux gares nouvelles, à Béziers Est et Narbonne Ouest, validées par un arrêté ministériel le 29 janvier 2016.
Le débat autour des fonctionnalités de la future infrastructure, qu’elle soit dédiée uniquement aux voyageurs ou mixte, est central. L’enjeu principal réside dans la sécurité que pourrait apporter un transfert partiel du trafic poids lourds transfrontalier de l’A9 vers le rail, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le comité de pilotage, composé des cofinanceurs, devra décider cet automne du nombre et de l’emplacement des nouvelles gares, une question complexe qui sera discutée lors des deux réunions publiques.
Une proposition et cinq variantes
La concertation de 2016 avait retenu deux gares nouvelles, l’une à Villeneuve-lès-Béziers et l’autre près de Montredon-des-Corbières. Cependant, cinq alternatives ont été élaborées, incluant l’option de ne pas construire de gare ou d’implanter une seule gare à Narbonne, Béziers, ou Nissan-lez-Ensérunes.
Quel impact sur le succès de la ligne ?
Stéphane Lubrano, directeur des études de trafic, indique que le nombre et l’emplacement des gares sont calculés à l’aide de modèles mathématiques. Les prévisions estiment qu’une variation de l’induction de voyageurs pourrait atteindre une dizaine de pourcents, représentant entre 2,1 et 2,3 millions de voyageurs potentiels.
Ce que veulent les territoires
Les nouvelles gares doivent être intégrées dans un projet de développement territorial. Narbonne et Béziers ont déjà des projets d’urbanisme liés à la construction de nouvelles gares, tandis que Nissan ne dispose pas de tels projets.
Le cas particulier de Perpignan
Le territoire de Perpignan ne souhaite pas de nouvelle gare, en raison des investissements récents réalisés dans sa gare actuelle, qui reçoit déjà des TGV. Le raccordement de la LNMP à la voie espagnole a pour but d’absorber le trafic fret et de libérer des sillons pour plus de trains voyageurs.
Source : Midi Libre





