« Déjà 17 familles sont parties » : moins d’un an après leur arrivée, des habitants se plaignent du bruit et des malfaçons dans cette résidence près de Nice

Déjà 17 familles sont parties

Moins d’un an après leur arrivée, des habitants de la résidence Domaine de Jade, située route des Pugets près de Nice, expriment leur mécontentement face aux nuisances sonores et aux malfaçons constatées dans leurs logements.

En arrivant devant ce complexe moderne, les façades impeccables et les chantiers environnants laissaient présager un cadre de vie agréable. Pourtant, plusieurs résidents font état d’une réalité bien différente.

« Ça ne tient pas la route »

Jimmy, un jeune propriétaire célibataire, a acquis un T2 de 41 m² pour 272 000 euros. Il ne cache pas son amertume : « J’ai l’impression d’avoir investi dans une résidence Wish ! Tout est bas de gamme sauf qu’on a payé une blinde », déclare-t-il.

Les défauts qu’il a constatés sont nombreux : « Les dalles de carrelage ne sont pas droites, il y a déjà des choses qui cassent, de la rouille : les matériaux ne sont pas faits pour durer. » Il montre une vidéo où l’eau s’infiltre sur sa terrasse lors d’une pluie. « Quand il pleut, j’ai une cascade sur mon balcon », résume-t-il.

Les espaces extérieurs posent également problème. Des résidents soulignent que le parking souterrain du supermarché Lidl, intégré à la résidence, est mal indiqué, entraînant des stationnements en double file.

« C’est un bourdonnement permanent »

Corinne, résidente d’un T3 de 69 m² loué 1 190 euros, indique que 17 familles ont déjà quitté la résidence en raison des nuisances. Le bruit provient principalement des camions frigorifiques de l’entreprise Barbero, qui opère à proximité. « Les camions affluent en soirée jusqu’à 7 heures du matin, c’est un bourdonnement permanent », explique-t-elle, ajoutant que cela rend l’utilisation de son balcon impossible.

Elle déplore ne pas avoir été informée de cette situation par son bailleur avant son emménagement. CDC Habitat, l’un des bailleurs, précise avoir enregistré sept départs depuis la commercialisation locative, dont un seul mentionnait des nuisances sonores.

« Conscient de la gêne »

Contacté, le gérant de l’entreprise Barbero a reconnu la gêne occasionnée, tout en soulignant que l’entreprise est établie dans la zone industrielle depuis 1974 et que son activité est essentielle pour la distribution de produits alimentaires. Il affirme avoir investi dans des camions moins bruyants pour atténuer les nuisances.

Cette situation soulève des interrogations quant à la qualité des constructions et à la gestion des espaces partagés dans des projets immobiliers récents.

Source : Nice Matin

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