
Les montres de luxe du dernier chah d’Iran affolent les enchères
Le 9 mai 2026, la maison Phillips a mis aux enchères une montre Patek Philippe en or 18 carats, ornée d’un cadran en lapis-lazuli, dans un hôtel cinq étoiles à Genève. Ce modèle, remarquable par sa forme triangulaire des années 1970, se distingue par sa provenance supposée.
Il pourrait s’agir de la dernière commande passée par Mohammad Reza Pahlavi, le dernier chah d’Iran, auprès de l’horloger suisse, juste avant son départ du pays le 16 janvier 1979, lors de la révolution islamique. Cependant, cette origine reste difficile à confirmer, et le catalogue de Phillips ne fait pas mention de ces éléments.
Alexandre Ghotbi, directeur de l’horlogerie pour l’Europe et le Moyen-Orient chez Phillips, a exprimé sa frustration face à l’absence d’informations claires sur la provenance : « Ni le fabricant ni la famille ne communiquent ce genre d’information. C’est très frustrant car c’est une belle histoire que l’on ne peut pas se permettre de raconter. » Malgré cela, l’aura impériale entourant la montre a contribué à faire grimper son prix à plus de 360 000 euros, largement au-dessus des normes du marché.
Façonnées sur mesure
Pour les passionnés, la collection de montres du dernier chah d’Iran est perçue comme un véritable Graal. Au cours de ses 37 ans de règne, Pahlavi a constitué un trésor de montres de luxe, incluant des Rolex en platine et des Audemars Piguet serties de diamants, souvent réalisées sur mesure et en quantités limitées. De nombreuses pièces de cette collection demeurent introuvables aujourd’hui.
Source : Le Monde.





