
Le collectif « Zapper Bolloré » est à son tour zappé
Et, franchement, il l’a bien mérité
« Voulons-nous prendre le risque que demain ne soient plus financés que des films de propagande au service d’une idéologie ? » Cette question a été posée par 600 professionnels du cinéma dans une tribune publiée dans Libération, dénonçant « l’emprise de Bolloré ». Vincent Bolloré, ayant acquis 34 % du capital d’UGC, envisage de posséder 100 % des parts du groupe d’ici à 2028. Les signataires craignent une uniformisation des films et une influence idéologique sur le cinéma français.
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Hypocrites
Le premier financeur du cinéma français, Canal +, n’a pas empêché ces artistes de produire des films avec des orientations idéologiques marquées. Les critiques s’accordent à dire que certains de ces films, jugés de moins bonne qualité, sont souvent boudés par le public. Le second financeur, France TV, promeut principalement des films dits progressistes. Un exemple cité est le film Toutes pour une, qui a réalisé seulement 14 059 entrées pour un budget de 10 millions d’euros, dont 2,6 millions provenant de France TV et 850 000 du CNC.
Quel cinéma !
Le rachat des salles UGC par Vincent Bolloré a suscité des inquiétudes dans le milieu. En réponse à des accords avantageant Disney, Canal + avait annoncé des réductions d’investissement dans le cinéma français, passant de 220 millions d’euros en 2024 à 160 millions en 2026. En 2025, 85 films français ont été préachetés par le groupe, comparé à une centaine auparavant.
Conséquence directe
Maxime Saada, président de Canal +, a indiqué qu’il ne souhaitait plus collaborer avec les signataires de la pétition anti-Bolloré, ce qui a exacerbé les tensions au sein de l’industrie cinématographique.
Source : Libération, Causeur



