Face aux nuisances nocturnes, la Ville de Besançon annonce de nouvelles mesures de sécurité au square Saint-Amour
Alors que les beaux jours reviennent, la Ville de Besançon renforce la sécurité au square Saint-Amour, situé dans la Boucle. Les riverains se plaignent chaque année du bruit et des attroupements tard le soir, souvent associés à des activités illégales telles que le trafic de stupéfiants. Pour remédier à ces nuisances, le nouveau maire, Ludovic Fagaut, a annoncé la fermeture du square par des chaînes de 22 heures à 6 heures du matin, ainsi que le rétablissement de l’éclairage public et le renforcement des patrouilles de police.
Selon la mairie, environ cinquante interventions de la police ont eu lieu dans le square au cours de l’année écoulée, soulignant ainsi la nécessité d’une action renforcée pour rendre le quartier plus paisible.
Pierre, un résident du quartier, témoigne que les nuisances sont particulièrement prononcées lors des soirées estivales, rendant difficile le maintien des fenêtres ouvertes. Il décrit la situation comme une « rave party » nocturne, caractérisée par une forte musique et des comportements perturbateurs.
Un nouvel arrêté municipal a été mis en place pour interdire l’accès au square durant la nuit, remplaçant l’ancienne réglementation qui interdisait l’entrée à partir de 23 heures. L’amende en cas de non-respect de cette fermeture est fixée à 35 euros.
Jean-Pascal Reyes, adjoint à la sécurité, a précisé que plusieurs mesures seront mises en œuvre, y compris l’installation de caméras de vidéoprotection, déjà présentes depuis 2018 et renouvelées récemment. Il reconnaît que la présence policière pourrait modifier l’ambiance du lieu, mais insiste sur la nécessité d’une approche multi-facettes pour aborder ces problèmes.
Les mesures de sécurité visent à apaiser les tensions et à améliorer la qualité de vie des habitants du quartier, tout en tenant compte des préoccupations exprimées par certains résidents, qui jugent les nouvelles restrictions comme excessives.
Source : Radio France – Cedric Lieto.




