
Énergies marines : les défis technologiques qui attendent encore la filière
Les énergies marines renouvelables (EMR) sont à un tournant décisif, avec une accélération des projets, une montée en puissance de l’éolien flottant et une numérisation des opérations, selon l’Institut France Énergies Marines et le Pôle Mer Bretagne Atlantique. Cette phase de développement se caractérise par une industrialisation croissante et une transformation des technologies existantes.
Contrairement à d’autres secteurs énergétiques, la prochaine étape des EMR, qui regroupent les technologies permettant de produire de l’énergie à partir des ressources maritimes, sera marquée par une évolution progressive plutôt que par des ruptures technologiques majeures. Herveline Gaboriau, directrice de France Énergies Marines, souligne que « ce qui va vraiment transformer la filière, c’est le changement d’échelle » lors de l’événement Seanergy qui s’est tenu à Nantes les 19 et 20 mai.
La tendance est claire : on assiste à une multiplication des parcs, à une augmentation significative des puissances installées et à une industrialisation rapide. Les turbines, par exemple, ont vu leur capacité passer de 6 mégawatts à plus de 20 mégawatts en quelques années, avec des rotors dépassant désormais les 300 mètres.
L’éolien flottant représente une avancée technologique majeure, permettant d’exploiter des zones maritimes plus profondes et mieux ventées, tout en minimisant les préoccupations liées à l’acceptabilité visuelle. Philippe Monbet, directeur du Pôle Mer Bretagne Atlantique, indique que « la grosse différence, c’est le passage de l’éolien posé à l’éolien flottant ». Toutefois, cette transition reste complexe, car l’industrialisation du flottant dépend de plusieurs facteurs tels que la standardisation des concepts, l’automatisation des procédés de fabrication et l’adaptation aux spécificités de chaque site.
En conclusion, bien que le secteur des énergies marines renouvelables soit en pleine expansion, il doit surmonter des défis technologiques importants pour réaliser son potentiel.
Source : La Tribune





