Tauromachie. Quand, à Floirac, la corrida avait repris après vingt-six ans d’interruption

La reprise de la corrida à Floirac après vingt-six ans d’interruption

Le 25 octobre 1987, la ville de Floirac a marqué un tournant dans l’histoire taurine française en organisant une corrida, vingt-six ans après la fermeture des arènes du Bouscat. Cette reprise a été entachée par des manifestations d’opposition, qui ont conduit à un débat judiciaire sur la légitimité de cette tradition.

Contexte juridique

À l’époque, les magistrats ont jugé que le délai de vingt-six ans ne suffisait pas à prouver l’interruption de la tradition taurine, condition nécessaire pour organiser des corridas à titre dérogatoire. Ce jugement a été confirmé par la cour d’appel de Bordeaux, qui a défini une tradition locale comme celle qui existe au sein d’un ensemble démographique partageant une culture commune et des aspirations similaires. Ce cadre a élargi la définition au-delà des limites de Bordeaux.

Histoire taurine de la Gironde

L’histoire de la tauromachie en Gironde est documentée dans l’ouvrage d’Antoine Briscadieux et de sa sœur Aude, intitulé « Bordeaux, capitale tauromachique, Histoire de la Gironde taurine », publié en 2020. La première corrida espagnole à Bordeaux a eu lieu en 1853, peu après celle de Bayonne. Au fil des ans, la corrida s’est implantée dans divers lieux, notamment à Caudéran en 1883 et à La Benatte en 1899.

Conséquences de la reprise

La reprise de la corrida à Floirac a relancé les débats sur la tauromachie en France, faisant émerger des tensions entre les partisans de cette tradition et les groupes anti-corrida. Ce contexte a également mis en lumière l’importance de la culture taurine dans la région, renforçant ainsi les liens entre la ville et son héritage culturel.

Source : Sud Ouest

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