
Impact des Addictions sur l’Entourage : Un Ciné-Débat avec Romane Bohringer au Parvis
Dans le cadre de ses actions de sensibilisation en santé, la CPTS Tarbes Adour s’associe à Addiction France pour organiser un ciné-débat autour du film « Dites-lui que je l’aime ». Cet événement, qui se tiendra le 2 juin au Parvis à Ibos, mettra en lumière les effets des addictions sur l’entourage des victimes, avec la présence de la réalisatrice Romane Bohringer.
La projection de « Dites-lui que je l’aime » sera suivie d’un débat, où Romane Bohringer partagera son expérience personnelle liée à l’addiction et à ses conséquences sur les relations interpersonnelles. « Nous aborderons notamment l’impact sur la relation mère-fille », souligne Vincent Ricarrère, éducateur spécialisé au CSAPA Addiction France. Le film, inspiré du livre de Clémentine Autain, évoque la réalité d’une enfance marquée par l’abandon.
Marion Marin, directrice de la CPTS, ajoute que l’événement vise à montrer la résilience des personnes touchées par ces problématiques. « Il est essentiel de comprendre que malgré un environnement toxique, il est possible de surmonter ces défis », explique-t-elle.
Les projections se feront dans les deux salles de cinéma du Parvis, à un tarif unique de 5 €. Emmanuelle Sarrazin, directrice du CSAPA, souligne l’importance de ce sujet souvent peu abordé. « Les dégâts dans l’environnement des victimes sont considérables. Nous accueillons souvent des enfants qui n’ont pas d’espace pour parler de leur vécu », précise-t-elle.
Tendances Actuelles des Addictions
Le CSAPA constate une augmentation continue des demandes d’aide, malgré des efforts pour limiter le nombre de prises en charge à deux mois maximum. « Nous observons une explosion des addictions à la cocaïne et au crack, représentant 10 % des suivis. En quelques prises, une dépendance peut s’installer, entraînant des problèmes financiers, physiques et psychologiques », explique Vincent Ricarrère. L’alcool demeure la substance la plus courante, touchant près de la moitié des personnes accompagnées.
Enfin, la consommation de protoxyde d’azote se développe également parmi les jeunes, signalant une nouvelle dérive dans le paysage des addictions.
Source : La Dépêche.




