
Découverte d’un itinéraire caché vers la Lune qui économise du carburant
Une équipe internationale de chercheurs a identifié une méthode pour calculer un itinéraire plus efficace entre la Terre et la Lune, utilisant des modèles informatiques avancés. Ce nouveau chemin, basé sur la théorie des connexions fonctionnelles, permet de réduire le temps de calcul nécessaire pour exécuter des modèles complexes. Les chercheurs ont simulé 30 millions de routes vers la Lune, dont 280 000 sont référencées dans leur étude récemment publiée.
Le nouvel itinéraire découvert par l’équipe était en réalité caché. Les engins spatiaux qui traversent notre système solaire n’utilisent le carburant que partiellement. La gravité est souvent le moyen de propulsion privilégié, car elle est gratuite. Des routes déterminées par la gravité existent dans notre système solaire, souvent désignées sous le nom de Réseau de Transport Interplanétaire.
La recherche a montré que trouver un chemin économique vers la Lune repose sur la gravité, notamment les forces gravitationnelles de la Terre et de la Lune. Les chercheurs ont constaté qu’il est plus avantageux d’entrer dans la variate orbitale lunaire par l’autre côté plutôt que de choisir la branche la plus proche de la Terre.
Cette nouvelle trajectoire utilise 58,80 mètres par seconde de moins en consommation de carburant par rapport à l’itinéraire le moins cher précédemment connu. Cette petite amélioration pourrait contribuer à réduire les coûts des missions lunaires.
Un autre avantage de cet itinéraire est qu’il ne provoque pas d’interruptions de communication avec la Terre. Par exemple, la mission Artemis 2 a perdu la communication avec la Terre lorsqu’elle se trouvait directement derrière la Lune. L’orbite proposée permet de maintenir une communication ininterrompue.
Cependant, les chercheurs notent que cette nouvelle route ne représente pas le dernier mot en matière de voyage économique vers la Lune. Les travaux de modélisation ont pris en compte uniquement la gravité de la Terre et de la Lune. Des recherches futures pourraient inclure des variables supplémentaires, comme la gravité du Soleil, ce qui pourrait conduire à des trajectoires encore plus rentables.
L’étude a été publiée le 10 avril dans la revue Astrodynamics.
Source : Space.com





