AU MOINS 7 MORTS EN AVRIL À CALAIS
En avril 2026, la situation des migrants à Calais et dans ses environs a été marquée par plusieurs tragédies. Le 1er avril, deux hommes, un Afghan et un Soudanais, ont perdu la vie au large de Gravelines en tentant de traverser la Manche à bord d’une petite embarcation. Le 9 avril, au moins quatre personnes (deux Indiens et deux Éthiopiens) ont été piégées par le courant alors qu’elles tentaient de monter à bord d’un taxi-boat à Equihen, entraînant leur décès. Enfin, le 20 avril, un homme a été tué à Calais suite à des blessures par arme blanche près d’un lieu de distribution.
Une stèle commémorative pour les morts à la frontière franco-britannique demeure visible au cap Blanc-Nez.
INTERCEPTIONS EN MER
Au moins trois interceptions de taxi-boats ont été signalées en mer durant le mois d’avril. Le 7 avril, un canot parti de Belgique a été intercepté au large de Loon-Plage, entraînant l’arrestation de quatorze passagers par la PAF. Le 8 avril, douze personnes ont été interpellées à Leffrinckoucke, et le 13 avril, un small boat avec treize personnes à bord a été arrêté près de Zuydcoote.
CENTRE DE RETENTION DE LOON-PLAGE
Les travaux pour le centre de rétention à Loon-Plage, gérés par Spie Batignoles, avancent rapidement malgré un recours déposé par une association écologique pour annuler le permis de construire. Le 23 avril, le ministre Nunez a déclaré que le centre, prévu pour 140 places, ne recevrait que des hommes dans un « espace humanisé ». Les travaux devraient s’achever au dernier trimestre de 2026. Le Home Office britannique a précisé que ce centre, financé par le Royaume-Uni, sera destiné à enfermer les nationalités les plus représentées parmi les arrivées en petites embarcations.
AGRESSIONS RACISTES
Le mois d’avril a également été marqué par des incidents violents. Le 24 avril, un homme a été agressé au couteau par un chauffeur routier près d’un campement, subissant de graves blessures. Le 28 avril, des forces de CRS ont gazé et plaqué au sol des personnes exilées près du camp Hospital, tandis que le 29 avril, un CRS a aspergé un groupe de Soudanais de gaz lacrymogène.
ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
La commission d’enquête parlementaire sur les conséquences des accords du Touquet se poursuit. En avril, plusieurs acteurs, dont des journalistes, des préfets et des directeurs d’hôpitaux, ont été auditionnés.
Cette situation à Calais soulève des préoccupations croissantes sur la sécurité et le traitement des migrants dans la région.
Source : Indymedia Lille





