Ni haine ni racisme dans les médiathèques

La médiathèque des Capucins face à des controverses liées à la revue Valeurs actuelles

La médiathèque des Capucins à Brest, ainsi que le réseau des médiathèques de la ville, se retrouve au cœur d’une polémique en raison de la présence de la revue Valeurs actuelles à son entrée. Ce magazine a été sujet à de multiples condamnations judiciaires, notamment pour provocation à la haine et injures à caractère raciste. La mission des médiathèques est de garantir l’accès à la culture, à l’information et au savoir pour tous, mais l’exposition d’un titre régulièrement condamné pour des contenus discriminatoires soulève des questions éthiques.

Valeurs actuelles a été condamné à plusieurs reprises : en 2015 pour provocation à la haine raciale dans un dossier intitulé « Roms l’overdose », et en 2021 pour des contenus à caractère raciste, notamment dans l’affaire impliquant la députée Danièle Obono, représentée en esclave dans une fiction. Ces condamnations s’ajoutent à d’autres pour diffamation et infractions à la loi de la presse.

La pluralité des opinions ne doit pas servir de prétexte à la banalisation de contenus discriminatoires, qui sont incompatibles avec la liberté d’expression. Les usagers des médiathèques appellent à une réflexion urgente sur la diffusion de certains titres de presse, revues et livres.

Par ailleurs, les livres d’Éric Zemmour, également condamnés à plusieurs reprises pour des propos discriminatoires, sont accessibles dans les médiathèques de Brest. Ses condamnations incluent des infractions pour provocation à la discrimination raciale en 2011, provocation à la haine religieuse envers les musulmans en 2018, et d’autres infractions jusqu’en 2024.

Les usagers des médiathèques de Brest se mobilisent pour demander le retrait de ces contenus jugés haineux et racistes, estimant qu’ils alimentent les violences symboliques et physiques. Ils souhaitent que Brest demeure une ville ouverte et solidaire.

Source : Assemblée antifasciste de Brest

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire