
Accès à la santé : pourquoi le droit des patients est bafoué
Une démocratie repose notamment sur le respect des droits de ses citoyens définis par une constitution. Rappelons que l’alinéa 11 du Préambule de la Constitution de 1946, toujours en vigueur, stipule : « La Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. » Force est de constater aujourd’hui que ce droit n’est pas respecté, comme l’indiquent les résultats du dernier baromètre publié.
Le constat est préoccupant : de nombreux citoyens éprouvent des difficultés d’accès aux soins. Selon une étude récente de l’INSEE, 20 % des Français déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières. Ce chiffre souligne une réalité alarmante où le coût des soins médicaux devient un obstacle majeur pour une partie de la population.
Dans ce contexte, les disparités géographiques en matière d’accès aux services de santé sont également notables. Les zones rurales, en particulier, souffrent d’un manque de professionnels de santé, avec un ratio de médecins généralistes de 30 % inférieur à celui des zones urbaines. Cette situation met en lumière l’inégalité d’accès aux soins en fonction de la localisation géographique.
Les conséquences de ces manquements sont directes. Le non-respect du droit à la santé contribue à l’aggravation des problèmes de santé publique et à une détérioration de la qualité de vie des citoyens.
Source : Christophe Prudhomme, La chronique santé, 20 avril 2026.





