
Français bloqués à Dubaï : les contribuables financent-ils les vols de rapatriement ?
Depuis le début de l’intervention israélo-américaine contre l’Iran le 28 février, des tensions croissantes au Moyen-Orient ont conduit de nombreux Français résidant aux Émirats arabes unis à demander de l’aide pour rentrer en France. Selon le ministère des Affaires étrangères, environ 5 000 ressortissants souhaiteraient revenir rapidement. Les premiers rapatriements ont déjà eu lieu, avec au moins 2 000 personnes de retour, ce qui suscite un débat sur le financement de ces opérations.
L’animatrice Cécile de Ménibus et d’autres internautes s’interrogent sur la légitimité de ces rapatriements, notamment en ce qui concerne les expatriés fiscaux. « On est bien d’accord que nous n’allons pas payer le rapatriement des exilés fiscaux ? », s’interroge un utilisateur sur les réseaux sociaux. Mais la question demeure : ces opérations sont-elles réellement financées par les contribuables français ?
En temps normal, le ministère des Affaires étrangères recommande aux voyageurs de souscrire à une assurance rapatriement. En cas d’urgence, un dispositif permet à l’État de couvrir les frais de rapatriement, mais cela nécessite une demande auprès du consulat. Ce dernier doit établir que le ressortissant ne peut pas se faire soigner dans de bonnes conditions et qu’il n’a pas les ressources nécessaires pour son retour.
Dans le contexte actuel, la France mobilise des équipes consulaires pour aider les Français bloqués. Ils sont encouragés à rejoindre des pays voisins comme la Jordanie ou l’Égypte, où l’espace aérien est ouvert. Le rapatriement des personnes considérées comme vulnérables est également pris en charge, avec des vols affrétés par l’État. Toutefois, ces voyages ne sont pas entièrement gratuits ; les ressortissants doivent payer une somme inférieure aux tarifs standards. Par exemple, un prochain vol affrété de Charm el-Cheikh coûtera 350 euros, un montant qui ne couvre pas le coût total du voyage.
Ainsi, bien que l’État puisse intervenir pour faciliter le retour de ses ressortissants, les frais ne sont pas entièrement à la charge des contribuables. Les individus doivent assumer une partie des coûts.
Source : Le Dauphiné Libéré



