Fibre Excellence en redressement judiciaire : l’avenir des usines de papier en jeu
La société Fibre Excellence, détentrice des deux dernières usines de pâte à papier en France, a été placée en redressement judiciaire, selon une annonce du tribunal de commerce de Toulouse. Cette décision, intervenue lundi, accorde à l’entreprise une période d’observation de six mois pour rechercher un repreneur.
Employant environ 670 salariés, Fibre Excellence a déclaré une cessation des paiements le 15 avril, suscitant une vive inquiétude quant à la viabilité de ses installations à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône).
Le délégué CGT de l’usine de Tarascon, Laurent Quinto, a exprimé ses préoccupations, affirmant que bien que la situation soit préférable à une liquidation, le temps imparti pour trouver une solution est insuffisant. À l’inverse, la direction de l’entreprise considère que l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire est le cadre le plus approprié pour assurer la continuité de l’activité et favoriser des solutions durables.
Carole Delga, présidente de la région Occitanie, a salué la décision du tribunal comme un soulagement, appelant l’État à s’impliquer davantage. Pendant la période d’observation, un bilan économique et social sera établi, et des propositions pour la continuité ou la cession de l’entreprise seront examinées. La direction de Fibre Excellence doit se présenter au tribunal le 3 juin pour une évaluation de la trésorerie, tandis que les offres de reprise seront analysées le 17 juin.
Les six mois alloués pour la recherche d’un repreneur, selon une source proche du dossier, devraient permettre de conclure un plan de cession. Fibre Excellence produit non seulement de la pâte à papier, mais également de l’électricité à partir de bois et de copeaux, une activité devenue déficitaire en raison de la hausse des coûts des matières premières.
Le gouvernement a proposé d’augmenter de 20 % le tarif de rachat de l’électricité, répondant ainsi à une demande de la direction. Cependant, l’actionnaire indonésien, Jackson Wijaya, a indiqué qu’aucun investissement supplémentaire n’était prévu.
Source : 20 Minutes



