
Éolien offshore : quatre Régions françaises réclament la fin des « hésitations » et l’engagement de l’État
La filière de l’éolien flottant offshore est prête à se développer. Lors des Rencontres internationales du secteur qui se sont tenues à Montpellier, les Régions Occitanie, Bretagne, Pays de la Loire et Sud ont exprimé leur volonté d’une implication plus forte de l’État. Didier Codorniou, vice-président délégué à la Méditerranée à la Région Occitanie, a déclaré : « Il ne faut plus perdre de temps, nous avons besoin d’un État accompagnateur qui tienne ses engagements sur l’éolien en mer, qui ait une vision stratégique de long terme et qui accélère. »
Les incertitudes qui ont marqué la politique française ont maintenu la filière de l’éolien en mer dans un flou prolongé. En 2022, le président Emmanuel Macron avait évoqué l’ambition d’organiser des appels d’offres massifs pour atteindre « environ 40 gigawatts (GW) en service pour 2050 », représentant une cinquantaine de champs offshore. Cependant, cette ambition n’a pas été concrétisée, les appels d’offres étant lancés à un rythme lent et les procédures plus longues que prévu.
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui définit la feuille de route de la France pour le développement du nucléaire et des énergies renouvelables, a été affectée par des changements de gouvernements. La PPE 3, dévoilée le 12 février dernier, a cependant envoyé des signaux positifs : une « accélération » avec un objectif de 15 GW de puissance cumulée installée d’ici 2035, une trajectoire pour atteindre 18 GW en 2037, et plus de 33 000 emplois prévus dans l’éolien en mer d’ici 2030.
Ces développements soulignent l’urgence d’une action gouvernementale renforcée pour lever les obstacles à la mise en œuvre des projets d’éolien offshore en France.
Source : La Tribune





