
Ebola : l’OMS déclenche le second niveau le plus élevé avant l’alerte maximale
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment élevé le niveau d’alerte concernant l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Depuis hier, cette épidémie est classée comme une « urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI), le second niveau le plus élevé avant l’« urgence due à une pandémie », qui représente le niveau d’alerte maximal. Cette classification intervient lorsque la propagation internationale d’une maladie présente un risque pour la santé publique et nécessite une action coordonnée à l’échelle internationale.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rassuré en affirmant que le virus « ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique ». Toutefois, le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, a souligné que le taux de létalité de cette souche peut atteindre 50 %.
L’épidémie a débuté discrètement en mars dernier dans l’est de la RDC, avec des alertes sur des décès inhabituels et des cas de fièvre hémorragique signalés en mai. Actuellement, huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès suspects ont été recensés dans la province de l’Ituri, touchant principalement des individus âgés de 20 à 39 ans, dont plus de 60 % sont des femmes. Des foyers suspects ont également été identifiés dans la région voisine du Nord-Kivu, déjà affectée par des crises sanitaires antérieures.
Cette flambée « inhabituelle et préoccupante » a conduit l’OMS à déclarer l’état d’urgence. Les autorités mettent en avant plusieurs éléments inquiétants, tels que des décès parmi le personnel soignant et des grappes de décès communautaires, ainsi qu’une forte incertitude concernant l’ampleur réelle de l’épidémie. Le communiqué de l’OMS indique que le taux élevé de tests positifs parmi les premiers échantillons analysés suggère que l’épidémie pourrait être plus importante que les chiffres actuellement rapportés.
Il est à noter que le virus Ebola Bundibugyo, responsable de cette nouvelle épidémie, est une souche rare qui ne dispose ni de vaccin ni de traitement, rendant la situation d’autant plus critique. Dans ce contexte, une collaboration internationale est jugée essentielle pour mieux comprendre l’ampleur de l’épidémie et renforcer les capacités de réponse.
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS)




