
Un témoignage vivant de cette époque de guerre : une œuvre historique et unique sur l’Occupation à Bourbon-Lancy
Bourbon-Lancy – Le témoignage de Benoît Sadry, président de l’Association nationale des familles des martyrs d’Oradour, met en lumière l’impact dévastateur du massacre d’Oradour-sur-Glane sur les familles locales. Sadry évoque la perte tragique de sa propre famille, soulignant que son arrière-grand-mère a perdu six de ses sept petits-enfants lors de ce drame.
L’association, qui regroupe des descendants de victimes, a pour mission de préserver la mémoire de cet événement tragique. Sadry précise : « Pour faire partie de l’association, il faut avoir perdu de la famille dans le massacre. Ma famille habitait un hameau à proximité d’Oradour. Des enfants étaient à l’école et ne sont jamais revenus. Mon grand-père avait aussi une sœur qui tenait un commerce de boucherie et qui a été tuée avec ses trois enfants. »
Sadry est régulièrement sollicité pour des interventions, notamment par des enseignants et des collectivités. Il déclare : « Cette année, c’est quatre fois par jour, mais ce n’est pas toujours comme cela. C’est une activité bénévole très prenante. »
Concernant la portée de ce travail de mémoire, il souligne son importance pour les générations futures : « Ces lieux de mémoire fixent des repères en des temps où certains liens sociaux se distendent. Environ 300 000 personnes viennent visiter le village martyr chaque année. »
Sadry exprime également ses inquiétudes pour l’avenir, affirmant que la préservation des ruines d’Oradour, choisie il y a 80 ans, avait pour but de rappeler l’importance de l’action pour éviter que de tels événements ne se reproduisent. Il se réjouit de la présence du président allemand aux côtés du président français lors des commémorations du 80e anniversaire, soulignant l’importance de l’unité dans la mémoire collective.
Ces réflexions témoignent de l’importance de maintenir vivante la mémoire des événements tragiques de l’histoire, afin de construire un avenir basé sur le respect et la compréhension mutuelle.
Source : Article de Benoît Sadry, président de l’Association nationale des familles des martyrs d’Oradour.





