Artemis 2 : retour sur Eugene Cernan, le dernier homme à avoir décroché la Lune

Artemis 2 : Retour sur Eugene Cernan, le dernier homme à avoir marché sur la Lune

Depuis plus de cinquante ans, aucun humain ne s’était approché d’aussi près de la Lune. Ce lundi 6 avril, au cinquième jour de la mission Artemis 2, le vaisseau Orion est entré dans la sphère d’influence gravitationnelle de notre satellite naturel. À son bord, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen deviennent les premiers à renouer avec ce voyage depuis un demi-siècle.

Le 11 décembre 1972, la mission Apollo 17 se posait sur la surface lunaire. L’équipage, composé de Ronald Evans, Harrison Schmitt et du commandant Eugene Cernan, est entré dans l’histoire, Cernan étant retenu comme le dernier homme à avoir marché sur la Lune. Les prochains astronautes ne sont pas attendus avant 2028, avec la mission Artemis 4 qui devrait alunir et déposer un nouvel équipage.

Né le 14 mars 1934 à Chicago, Eugene Cernan, surnommé « Gene », est le petit-fils d’immigrés tchèques et slovaques. Après des études scientifiques, il devient pilote de chasse dans la Marine américaine. En avril 1959, il assiste à la présentation du premier groupe d’astronautes de la Nasa, ce qui l’inspire à poursuivre une carrière spatiale.

Cernan obtient une maîtrise en sciences aéronautiques en 1961 et est sélectionné en juin 1963 pour intégrer le corps des astronautes. Après plusieurs missions, il devient commandant d’Apollo 17 en 1972, participant à une exploration scientifique sur la Lune. Avant de repartir, il trace dans la poussière les initiales TDC, celles de sa fille Teresa Dawn Cernan, qui pourraient encore être visibles aujourd’hui.

L’astronaute prend sa retraite le 1er juillet 1976, puis publie ses mémoires en 1999. Il décède le 16 janvier 2017 à 82 ans. Ses paroles au moment de quitter la Lune restent gravées dans les mémoires : « Les défis auxquels l’Amérique est confrontée aujourd’hui ont forgé le destin de l’humanité. En quittant la Lune, nous repartons comme nous y sommes venus. »

Source : La Croix

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire