
Dans l’affaire des statuettes, Villepin admet « une erreur » et s’en prend au camp Sarkozy
L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a reconnu avoir commis une erreur en acceptant deux statuettes de Napoléon lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères. Cette déclaration a été faite lors d’une interview sur France Inter, où il a exprimé : « C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter. »
Les statuettes, selon le lobbyiste Robert Bourgi, auraient été financées par l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré et l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Cette situation a ravivé les interrogations concernant les cadeaux reçus par des responsables politiques en France.
Depuis plusieurs mois, Dominique de Villepin s’efforce de se repositionner dans le débat public, se préparant potentiellement à une candidature à la présidentielle de 2027. Cependant, cette affaire des statuettes pourrait nuire à son image, surtout dans le contexte des controverses passées sur les cadeaux politiques.
L’ancien ministre a tenté de contextualiser sa décision, en affirmant qu’il n’y avait pas d’encadrement réglementaire à l’époque concernant l’acceptation de tels cadeaux. Il a également rejeté toute idée de favoritisme ou d’influence liée à ces objets.
Les tensions entre Villepin et Nicolas Sarkozy se sont ravivées, Villepin insinuant que les révélations de Bourgi, ami de longue date de Sarkozy, pourraient être motivées par une « volonté de nuire ». Il a commenté que ces révélations surviennent à un moment où Sarkozy fait face à des défis judiciaires liés à l’affaire libyenne.
Les statuettes ont été remises au ministère des Affaires étrangères, mais une controverse persiste concernant leur valeur. Robert Bourgi évoque une estimation de 125 000 euros, tandis que les proches de Villepin affirment qu’elles valent « quatre à cinq fois » moins.
Source : HuffPost France




