
Mobilisation en hausse à Besançon pour le 1er mai
Près de 3 000 personnes ont manifesté à Besançon (Doubs) pour le 1er mai, une mobilisation en hausse par rapport à 2025. Cette journée, traditionnellement dédiée à la défense des droits des travailleurs, a été marquée par une colère croissante contre un projet de loi du gouvernement visant à permettre à certaines professions de travailler ce jour férié et chômé.
Ce vendredi 1er mai 2026, les manifestants, selon nos journalistes (2 300 selon la police, 3 500 selon les syndicats), ont exprimé leur mécontentement face à un projet de loi controversé. Ce dernier, adopté par le Sénat mais rejeté en première lecture à l’Assemblée nationale, pourrait autoriser des artisans comme les fleuristes et boulangers à travailler le 1er mai, une pratique actuellement interdite. L’application de cette loi pourrait intervenir dès 2027.
Dès le départ du défilé, donné à 10h depuis l’esplanade des droits de l’Homme, le sujet était omniprésent. Sabine Tort, de l’union territoriale CFDT Besançon, a déclaré : « La journée du 1er mai, c’est tout un symbole. On parle d’une journée qui a fait l’objet de luttes sociales énormes. Le seul jour chômé et rémunéré. On ne peut pas laisser ce projet de loi passer, c’est inadmissible. »
De nombreux manifestants, dont certains participaient pour la première fois, ont souligné l’importance de cette mobilisation. Une jeune Bisontine a affirmé : « C’est important de se mobiliser, de montrer qu’on est présent, et que l’on ne va pas nous enlever le premier mai. »
Les personnes interrogées ont également dénoncé un choix politique derrière ce projet de loi. José Aviles, secrétaire général CGT du Doubs, a déclaré : « Alors qu’on n’arrive pas à vivre décemment du prix de notre labeur, ils vont nous faire croire que tous les artisans vont pouvoir ouvrir pendant le 1er mai et qu’ils vont s’en sortir. »
Cette mobilisation, qui a vu un nombre important de participants en 2026 par rapport aux 2 000 manifestants de 2025, témoigne d’une inquiétude croissante face à des enjeux économiques et sociaux. Les syndicats soulignent la nécessité de rester unis et vigilants face à un projet de loi qui n’est pas encore enterré.
Bien que rejeté par l’Assemblée nationale, le texte sera de retour en deuxième lecture devant le Sénat, avec un potentiel d’adoption par une commission paritaire mixte.
Source : France Télévisions





