Une liberté prochaine

Accusée d’avoir asphyxié son nouveau-né dans les toilettes d’un train Ouigo en 2021, Audrey B. a vu sa condamnation diminuée par la cour d’appel de Douai. Une reconnaissance de sa détresse au moment des faits et de son déni de grossesse.

Aux termes de débats qui ont duré jusqu’en tout début de soirée, Audrey B. n’a pu retenir ses larmes. Le 13 mai 2026, le tribunal de Douai l’a reconnue coupable d’avoir volontairement donné la mort à son nourrisson après avoir accouché dans les toilettes d’un TGV en 2021. Cette condamnation en appel réduit de 10 ans la peine qui avait été prononcée à son encontre en première instance en 2024. Après trois jours d’audience, la cour d’appel a reconnu une altération de son discernement au moment des faits.

La grossesse d’Audrey B., cachée à son entourage, y compris à son compagnon, a soulevé des questions sur la conscientisation de cette situation. La défense a mis en avant un déni de grossesse, qu’il soit partiel ou total. Les expertises des psychiatres, psychologues et gynécologues ont convaincu la cour d’appel. Reconnue dans un état de détresse au moment des faits, Audrey B. est finalement condamnée à huit ans de réclusion criminelle.

Son avocate, Me Kenza Gaillard Benkhalef, a exprimé sa satisfaction quant à cette décision, indiquant que sa cliente pourrait sortir de détention d’ici quelques mois, en raison de son bon comportement et d’un projet de réinsertion. Cela représente une liberté prochaine et méritée pour Audrey B.

Source : France Télévisions

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