Au tribunal en short et claquettes, il défie la justice et nie les violences sur sa conjointe devant leur bébé

Au tribunal en short et claquettes, il défie la justice et nie les violences sur sa conjointe devant leur bébé

Un homme de 26 ans, domicilié à Aunou-le-Faucon (Orne), a comparu le mardi 12 mai 2026 devant le tribunal d’Argentan pour des violences commises sur sa compagne entre septembre 2024 et avril 2025, en présence de leur petite fille née en 2024. La jeune femme a dénoncé des disputes répétées, des insultes, des humiliations et plusieurs épisodes de violences physiques au sein du couple.

L’affaire a débuté en avril 2025, après l’appel d’une mère préoccupée pour sa fille et sa petite-fille d’un an et demi. Les gendarmes, intervenus à Aunou-le-Faucon, ont recueilli le témoignage de la jeune maman, qui a relaté une violente dispute au cours de laquelle son conjoint l’a saisie par les bras avant de la pousser du canapé et de la mettre au sol. La victime a décrit un climat de tension persistant depuis la naissance de leur enfant, marqué par des insultes et des humiliations.

Le 29 avril, lors d’une altercation, le prévenu aurait lancé à sa compagne : « Tu vas être ma pute. Ta seule passion dans la vie, ça doit être moi. » Bien qu’il ait levé la main sans frapper ce jour-là, les cris de leur enfant ont témoigné de la violence de la scène. La jeune femme a également évoqué des épisodes antérieurs, notamment en 2022.

Le prévenu s’est présenté à l’audience en short et « chaussettes-claquettes », affichant une attitude jugée provocatrice par le tribunal. Il a contesté la légitimité du tribunal à traiter cette affaire, affirmant que sa vie privée ne regardait pas la justice. Interrogé sur le respect dû à la justice, il a rétorqué : « Chacun fait ce qu’il veut et s’habille comme il veut. On est dans un pays libre, les droits de l’homme, je m’habille comme je veux. »

Malgré son déni, la victime a reconnu être « victime » de « faits inacceptables », tout en tentant de minimiser la portée des événements, expliquant avoir « amplifié les faits » sous le coup de la colère lors de sa plainte.

L’avocate de l’enfant a exprimé son inquiétude face au comportement du père à la barre. Le procureur de la République a rappelé que les violences intrafamiliales constituent un enjeu majeur de société. Il a déclaré : « On a malheureusement pu constater qu’il y avait trop souvent des souffrances au sein des familles, qu’elles soient perceptibles ou non, physiques ou verbales. »

Le prévenu a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortie des obligations requises par le procureur de la République. Il devra également verser à sa fille la somme de 100 € à titre de dommage moral. La présidente a rappelé qu’il avait dix jours pour faire appel de ce jugement et qu’il devra s’acquitter des frais d’organisation de cette audience, s’élevant à 254 €.

Source : Rédaction JO, Actu.fr, publié le 13 mai 2026.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire