Le 11 mai 2026, le maire démis d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, a comparu devant le tribunal d’Istanbul pour un nouveau procès, cette fois pour des accusations de « spionnage politique ». La procureure de la ville a accusé İmamoğlu et trois autres prévenus de transmission d’informations confidentielles de la municipalité d’Istanbul à des services de renseignement étrangers, dans le but d’influencer les élections en faveur du Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition. (stern.de)
Ce procès s’inscrit dans une série de procédures judiciaires engagées contre İmamoğlu depuis son arrestation en mars 2025, survenue le même jour où le CHP l’a désigné comme candidat à la présidence. Les autorités turques lui reprochent divers chefs d’accusation, notamment la corruption, le détournement de fonds et l’espionnage. Selon les procureurs, ses activités auraient causé des pertes estimées à 160 milliards de livres turques (environ 2,85 milliards de livres sterling) sur une période de dix ans. (theguardian.com)
Les observateurs internationaux, y compris Human Rights Watch, ont dénoncé ces procédures judiciaires comme étant politiquement motivées, visant à écarter İmamoğlu de la scène politique et à discréditer le CHP. Ils soulignent l’utilisation de témoins secrets et l’ampleur des arrestations de maires et d’autres responsables du CHP à travers le pays. (hrw.org)
En réponse à ces actions judiciaires, le 13 avril 2026, la Cour européenne des droits de l’homme a demandé au gouvernement turc de répondre à une requête déposée par İmamoğlu concernant sa détention provisoire, marquant une nouvelle étape dans le processus judiciaire en cours. (turkishminute.com)
Ce développement souligne l’intensification des tensions politiques en Turquie, avec des implications potentielles pour la liberté d’expression et le pluralisme politique dans le pays.
(stern.de)





