
Les conditions sont parfaites : l’ouverture de la pêche à la truite fait des heureux
Comme tous les deuxièmes samedis de mars, les pêcheurs amateurs se sont retrouvés sur les bords des rivières pour l’ouverture de la pêche à la truite. Cette année, les conditions sont réunies pour une belle pêche de ce poisson qui attire de nombreux passionnés.
Les pêcheurs attendaient cette journée avec impatience. « À 8h, ils étaient une trentaine sur les berges de la Sambre », raconte Thomas Issaad, président de l’AAPPMA (association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique) La Baleine, à Hautmont, dans l’Avesnois. Ce 14 mars 2026 marque l’ouverture de la pêche à la truite en rivière.
« D’habitude, ils viennent à 5h pour faire l’ouverture, mais ce matin avec la drache, ils ont attendu le soleil », explique Thomas Issaad. Les conditions sont idéales : « La pluie du matin a oxygéné la rivière et il fait beau maintenant. Ils ont tous les paramètres pour faire un carton », ajoute-t-il. En effet, « il y a de bonnes prises, tout le monde en a eu », se rassure-t-il au milieu de la matinée.
À l’autre bout de la région, dans la Somme, Romain Varlet s’est également levé pour l’occasion. « On attend avec impatience l’ouverture de la pêche à la truite. C’est un moment de détente avec mon beau-fils », explique-t-il. Son beau-fils, Alban, 16 ans, a déjà réussi à pêcher une truite fario. « C’est une truite sauvage, c’est assez rare, il n’y en a pas tout le temps », précise le jeune amateur.
La pêche à la truite est encadrée par des réglementations. Elle est autorisée jusqu’au troisième dimanche de septembre, et il est interdit de déranger les truites pendant leur période de reproduction, qui est longue et délicate. Thomas Issaad souligne l’importance de cette réglementation pour préserver les populations de truites.
Les pêcheurs peuvent prélever certains poissons, avec un quota de quatre truites par jour dans le Nord. Les truites fario doivent mesurer plus de 30 cm, tandis que les truites arc-en-ciel doivent dépasser 23 cm. Ces mesures visent à assurer le renouvellement des populations.
Malgré ces limites, la pêche à la truite attire de nombreux amateurs, qu’ils pratiquent la pêche à la mouche, à la cuillère ou à l’appât. « On a signé 24 permis de pêche en une semaine », indique Thomas Issaad. Parmi les nouveaux pêcheurs, une proportion significative vient de Belgique, représentant environ 20 à 25 % des permis, attirés par des réglementations moins strictes dans leur pays.
Source : France Télévisions




