
Sécheresse de surface : éradiquée en seulement 10 jours
Un mois d’avril très sec… mais après un hiver bien arrosé
Le mois d’avril 2026 a été marqué par des conditions climatiques particulièrement sèches. Des villes comme Nantes et Bordeaux n’ont enregistré que quelques millimètres de pluie, avec des déficits de précipitations atteignant parfois 70 %. Les sols superficiels se sont rapidement asséchés sous l’effet du soleil, du vent et des températures élevées. Toutefois, cette sécheresse a été principalement superficielle, car l’hiver 2025-2026 avait été très pluvieux, notamment en février, ce qui a permis une recharge satisfaisante des nappes phréatiques.
Une situation totalement inversée en 10 jours
Depuis le début du mois de mai, la situation a radicalement changé. Des passages pluvieux et orageux se succèdent sur le territoire français, entraînant des cumuls de précipitations remarquables. Dans des régions telles que le Val de Loire, le bassin parisien et les Pays de la Loire, il est tombé en quelques jours l’équivalent de deux à trois semaines de pluie, voire un mois entier dans certains cas. Au Mans, certains secteurs ont dépassé 100 millimètres de pluie, soit près du double de la moyenne pour un mois de mai. Cette humidification rapide des sols a quasiment éliminé la sécheresse de surface sur la majorité du territoire, à l’exception de l’extrême nord et du Calaisis, qui restent relativement épargnés par les pluies durables.
Une situation redevenue favorable avant l’été
Cette évolution est considérée comme une bonne nouvelle à l’approche de l’été. Selon le BRGM, la situation des nappes phréatiques reste globalement satisfaisante, malgré le début de leur vidange printanière. Au 1er mai, 79 % des niveaux observés étaient en baisse, mais 40 % des nappes demeuraient au-dessus des normales, tandis que 30 % étaient sous les normales mensuelles.
Avec des sols réhumidifiés et des réserves souterraines encore confortables, la France aborde le début de l’été dans de meilleures conditions hydriques qu’en 2022 ou 2023. L’« eau verte », présente dans les sols et utilisée par la végétation, pourrait également limiter les excès thermiques en favorisant l’évaporation et la transpiration des plantes dans les semaines à venir.
Source : La Chaine Météo




