Saint-André : un budget « maîtrisé » pour la majorité, « non sincère » pour l’opposition
Table des matières
Le conseil municipal de Saint-André a adopté, ce mardi 28 avril, le budget primitif pour 2026. Le maire Joé Bédier a présenté une situation financière qu’il qualifie de « saine et maîtrisée ». Cependant, l’opposition critique ce budget, le qualifiant de « non sincère » et accusant la majorité d’augmenter les impôts sans réduire les taux.
Lors d’une conférence de presse, Joé Bédier a détaillé les principaux éléments du budget, mettant en avant une épargne brute de 9,3 millions d’euros et une épargne nette positive de 1,76 million d’euros. La capacité de désendettement est estimée à 6,63 ans, conforme aux normes établies.
Le budget de fonctionnement s’élève à 91,68 millions d’euros, en baisse de 3,6 %. Les charges générales diminuent de 6 %, atteignant 10,3 millions d’euros. La majorité évoque un « effort de rationalisation », avec des économies de 75.000 euros sur les frais de communication.
Pas de hausse des taux d’imposition
Les investissements sont maintenus à un niveau « élevé », supérieur à 30 millions d’euros, pour financer la réhabilitation des écoles et divers projets d’aménagement. Une enveloppe de 1,5 million d’euros a été réservée pour 182 projets associatifs. La commune affiche un délai moyen de paiement de 36,7 jours, avec un objectif de retour au seuil réglementaire de 30 jours.
Sur le plan fiscal, aucune augmentation des taux d’imposition n’est prévue, malgré un contexte économique difficile. Les recettes de fonctionnement sont estimées à 90 millions d’euros, avec une progression modérée.
L’opposition conteste la “sincérité” du budget
L’opposition, représentée par Laurent Virapoullé, dénonce un budget « non sincère », arguant qu’il ne prend pas en compte les mesures annoncées, comme la cantine à un euro et le pass Saint-Andréen de 100 euros. Selon lui, l’augmentation des recettes liées à la restauration scolaire contredit la promesse de baisse tarifaire.
Virapoullé remet également en question la solidité de l’épargne nette, qu’il juge « fragile », et évoque une baisse de 700.000 euros des crédits pour le centre communal d’action sociale (CCAS). Il souligne que cela pourrait nécessiter des ajustements budgétaires ultérieurs.
Tensions fiscales
La question fiscale est au cœur des tensions. Virapoullé affirme que les contribuables subissent une hausse continue, avec une progression de la taxe foncière estimée à près de 5 millions d’euros depuis 2022. Il appelle à un « geste de solidarité » envers les ménages.
Les critiques de l’opposition sont rejetées par le maire et son directeur général des services, qui attribuent l’évolution des recettes à la revalorisation nationale des bases fiscales. Joé Bédier a qualifié les accusations de « discours populiste ».
Conclusion
La mairie a confirmé que la cantine à un euro sera mise en place à la rentrée d’août et apparaîtra dans les comptes en juin. Le directeur général des services a précisé que le budget du CCAS pourrait être ajusté lors de la décision modificative de juin.
Source : Zinfos974



