
Saad Lamjarred jugé pour viol près de Saint-Tropez
Le chanteur marocain Saad Lamjarred est de nouveau devant la cour d’assises, à Draguignan (Var), pour répondre d’accusations de viol. Les faits remontent à août 2018, lorsque la victime, alors barmaid à Saint-Tropez, aurait été agressée après avoir rencontré l’artiste dans une discothèque. Lamjarred, âgé de 41 ans et déjà impliqué dans plusieurs affaires similaires, conteste les accusations.
Ce procès intervient près de huit ans après les faits. Le chanteur, très populaire dans le monde arabe, avait été condamné à six ans de prison pour viol en 2023 dans une autre affaire, et attend actuellement son procès en appel. Le verdict de cette nouvelle affaire est attendu pour vendredi.
La victime a exprimé le souhait que les débats se déroulent à huis clos, une demande soutenue par son avocat, Dominique Lardans, qui a dénoncé une « très longue attente ». Initialement prévu pour décembre 2025, le procès avait été reporté en raison de l’absence de la présidente de la cour.
En août 2018, la victime a déclaré qu’elle avait croisé Lamjarred dans une discothèque et avait accepté de l’accompagner dans son hôtel. Selon son témoignage, il l’a conduite directement à sa chambre, où il aurait tenté de l’embrasser avant de la violer. L’artiste affirme que le rapport était consenti.
Des analyses d’alcool réalisées peu après les faits ont révélé un taux d’alcoolémie de 1,2 à 1,4 g/l pour la victime et de 1,6 à 1,8 g/l pour Lamjarred. Des conversations enregistrées ont montré un réel mal-être chez la victime, ainsi qu’une proposition d’arrangement à l’amiable de 200 000 euros pendant la garde à vue de Lamjarred.
Ce n’est pas la première fois que le chanteur est mis en cause. Il a déjà été accusé de viol au Maroc en 2015 et aux États-Unis en 2010, où une procédure a été classée après un arrangement financier. En France, une autre jeune femme l’avait accusé en 2016, ce qui lui avait valu une condamnation à six ans de prison en 2023.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé en 2021 le renvoi de l’affaire devant les assises, rappelant que le fait de pénétrer dans la chambre d’un homme ne vaut pas automatiquement consentement.
Source : Le Monde avec AFP.





