L'IA et ses dérives, quand nous ne penserons plus que sous forme de prompt - Les dessous de l'infox

L’IA et ses dérives : Quand nous ne penserons plus que sous forme de prompt

L’accélération du déploiement massif des intelligences artificielles génératives d’images et de textes, largement accessible au grand public, se manifeste de manière préoccupante sur les réseaux sociaux. Ces technologies, tout en offrant des possibilités créatives, engendrent également des infox basées sur des vidéos et images artificielles, semant le doute et la désinformation. Ce phénomène soulève des interrogations sur le fonctionnement et l’innocuité des modèles proposés.

L’un des principaux enjeux de ce développement est la perception erronée de l’intelligence des machines. Dans son ouvrage « De la bêtise artificielle », la philosophe Anne Alombert explore la relation entre les esprits humains et leurs prothèses artificielles, soulignant que les machines ne possèdent pas une intelligence comparable à celle des humains. Elle met en garde contre la dépendance croissante aux technologies et critique le mythe transhumaniste promu par certains grands acteurs du numérique. Selon elle, cette dynamique pourrait mener à un appauvrissement des savoirs, en évacuant les originalités au profit d’idées reçues.

Alombert affirme : « Tant qu’elle cherchera à imiter et à remplacer les capacités humaines par des performances computationnelles, la soi-disant intelligence artificielle ne pourra conduire qu’à la bêtise généralisée. » Elle évoque également des initiatives numériques visant à réconcilier algorithmes et savoirs singuliers, essentiels à la vie politique et culturelle des sociétés.

En somme, le déploiement des IA génératives pose des défis considérables pour la société, tant sur le plan de la désinformation que de l’évolution culturelle.

Source : Anne Alombert, « De la bêtise artificielle », éditions Allia.

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