Classes de Rikitea: ces futurs lycéens sur Tahiti cultivent à tout prix le trésor de la langue mangarévienne

Classes de Rikitea : ces futurs lycéens sur Tahiti cultivent à tout prix le trésor de la langue mangarévienne

Une classe de 4ème et de 3ème du collège de Rikitea est actuellement en séjour à Tahiti. Leur visite a deux objectifs : participer à la « Aimeho Race » et explorer les meilleures orientations pour leur rentrée scolaire prochaine. Ce déplacement implique un départ de leur île et une séparation d’avec leurs familles, un défi particulièrement marquant pour ces jeunes qui s’apprêtent à prendre leur envol pour la première fois. Ce séjour leur permet également de pratiquer leur langue natale, le mangarévien, un patrimoine culturel qu’ils souhaitent préserver.

Quatorze élèves ont pris part à la 22ème édition de la « Aimeho Va’a Race ». « C’était vraiment fatigant. Même si la mer était calme, nous avons terminé 13èmes de notre catégorie », raconte Utino Mahaa, collégien de Saint-Raphaël de Rikitea. Son camarade, Jules Teikipupuni, ajoute : « Nous avons bien combattu avec d’autres pirogues, et la prochaine fois, nous serons mieux placés au classement. »

Après cette compétition, l’accent est mis sur leur avenir. Plus de la moitié des élèves poursuivront leurs études en seconde à Tahiti. Ani Peterano, chef d’établissement du collège Saint-Raphaël, souligne : « J’ai voulu profiter de ce moment pour faire visiter leurs futurs établissements aux 4èmes et 3èmes, qui sont des années d’orientation. Nous avons pu découvrir sur place les lycées Saint Joseph, Don Bosco, ainsi que des internats. »

Les possibilités de filières à Tahiti sont variées, notamment dans les domaines de la maintenance, de l’informatique et du droit. Ranivai Yfouk, collégienne, envisage de rejoindre le lycée polyvalent Tuianu Le Gayic à Papara pour y étudier le droit, son ambition étant de devenir avocate. Mike Hatitio, quant à lui, est impressionné par la taille du lycée Saint Joseph et apprécie les filières proposées.

Bien que la séparation soit un moment difficile pour les parents, les enfants expriment leur désir de prendre leur indépendance. Ovén Maraetefau, surveillante au collège, résume : « La difficulté pour ces enfants est d’être éloignés de leur famille, de retrouver leurs repères et de maintenir un équilibre. »

Un autre objectif commun de ce séjour est la préservation de la langue mangarévienne. Les élèves affirment que même éloignés de leur île, cette langue reste un élément central de leur identité.

Source : la1ere.franceinfo.fr

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