Rennes : déclaré mort à midi après quarante minutes de massage cardiaque, un homme reprend connaissance trois heures plus tard au CHU

Un homme déclaré mort reprend connaissance trois heures plus tard à Rennes

Le 23 avril 2026, un homme de 62 ans, prénommé Didier, a été déclaré officiellement décédé au Centre hospitalier universitaire de Rennes après un arrêt cardiaque survenu durant une séance de dialyse. Malgré quarante minutes de massage cardiaque sans résultat, l’équipe médicale a dû informer la famille du décès. Cependant, trois heures plus tard, un pouls a été détecté, entraînant un transfert immédiat en réanimation.

Didier, atteint d’un cancer et ayant subi une néphrectomie, se rendait régulièrement au CHU pour ses séances de dialyse. L’arrêt cardiaque, survenu peu avant midi, a nécessité des interventions intensives de la part du personnel soignant. Malgré les efforts, le décès a été prononcé conformément aux protocoles en vigueur.

À 15 heures, un retournement inattendu a eu lieu : un pouls a été identifié chez le patient, qui a alors été placé en coma artificiel. Les heures suivantes ont été marquées par l’angoisse des proches, qui peinaient à intégrer ce revirement.

Deux jours plus tard, les médecins ont décidé de désintuber Didier. Il a rapidement repris conscience, recouvrant l’usage de la parole et de ses membres sans séquelles neurologiques apparentes. Ce cas a été qualifié de miracle médical par la famille, qui est passée du choc à un soulagement immense.

Le phénomène, connu sous le nom de syndrome de Lazare, décrit le retour spontané de la circulation cardiaque après l’arrêt des manœuvres de réanimation. Selon la littérature scientifique, ce syndrome est extrêmement rare, avec seulement 76 cas recensés à l’échelle mondiale jusqu’à fin 2022.

Ce cas soulève également des questions éthiques concernant le délai d’observation avant de déclarer un patient décédé après un arrêt cardiaque. Les recommandations actuelles préconisent un délai de cinq à dix minutes, mais la rareté du syndrome complique l’établissement d’un protocole universel.

Pour Didier et sa famille, l’essentiel reste ce retour inattendu à la vie, un événement que le personnel médical du CHU de Rennes n’est pas près d’oublier.

Source : Ouest-France.

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